Les eaux usées de sept localités rejetées dans la nature sans traitement

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Qu'ont en commun les villages jeannois de Saint-Eugène-d'Argentenay, Notre-Dame-de-Lorette, Saint-Thomas-Didyme, Saint-Edmond-les-Plaines, Sainte-Monique-de-Honfleur, Saint-Ludger-de-Milot et Saint-André-du-Lac-Saint-Jean? Tous rejettent leurs eaux d'égout sans traitement dans la nature.





Ces sept villages de quelques centaines d'habitants n'ont pas les moyens de financer la mise en service d'un système de traitement des eaux, pourtant requis par la réglementation québécoise.

Pourtant, il existe un programme québécois qui permet de financer la mise en place de système de traitement des eaux usées, à hauteur de 85 %. Une aide qui reste insuffisante pour plusieurs municipalités.

« L'ingénieur avait regardé ça et il avait conclu que notre projet d'assainissement des eaux jouerait entre 500 000 et 700 000 $ pour environ 20 ou 22 maisons. C'est un gros montant pour 20 payeurs. » — Daniel Tremblay, maire de Notre-Dame-de-Lorette

Au final, le ministère de l'Environnement tolère le rejet des eaux usées par les petites municipalités. Mais le gouvernement cherche à corriger la situation en améliorant le programme de soutien financier.

« Ça fait partie de nos engagements régionaux. C'est sûr qu'à court terme ce sera difficile de régler tout ça, mais on pense y arriver sur un mandat de quatre ans. » — Denis Trottier, député de Roberval (PQ)

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