Un père de Saguenay blâmé pour son acharnement devant les tribunaux

Un père de Saguenay blâmé pour son acharnement devant les tribunaux

Un père de Saguenay doit payer des dommages de près de 70 000 $ à son ex-conjointe pour lui avoir causé du stress après avoir multiplié les démarches judiciaires depuis 2009.

L'homme réclamait 700 000 $ à une dizaine d'intervenants de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) parce qu'il se disait victime d'un vaste complot et de l'incompétence des travailleurs des centres jeunesse.

Il a amorcé les démarches après avoir remarqué une ecchymose au bras de son enfant au retour de ce dernier de la résidence de sa mère, après la séparation du couple, en 2009.

Le père était convaincu que son fils avait été battu, mais l'enfant s'était blessé en tombant et la DPJ n'a jamais retenu le signalement.

Il a subi six revers devant la Chambre de la jeunesse et deux devant la Chambre de la famille.

Après un procès de 20 jours, le juge Clément Samson, de la Cour supérieure, vient de le blâmer pour s'être acharné à tort.

« Monsieur n'a amorcé aucune démarche visant à s'impliquer dans un suivi en psychologie et il maintient être victime d'un complot, souligne le juge. Il ne collabore pas avec les intervenants et il n'a pas compris l'importance de se remettre en cause. »

Un expert a même conclu qu'il était aliénant pour son enfant, c'est-à-dire que son attitude poussait son fils à se ranger de son côté.

« S'il avait démontré un minimum de bonne volonté pour s'améliorer comme parent et améliorer ses liens de confiance avec les intervenants, dont le travail n'est pas toujours évident, nous n'en serions pas là. Dans sa décision, le juge Samson écrit aussi qu'il souhaite que son jugement soit le dernier d'une longue saga. » — Clément Samson, juge

Saguenay-Lac-Saint-Jean en direct Afficher le fil complet

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