Limiter la fumée secondaire

Radio-Canada avec Le Quotidien
La prison de l'arrondissement de Chicoutimi La prison de l'arrondissement de Chicoutimi

Les agents correctionnels ont remporté une victoire devant la Commission des lésions professionnelles (CLP) dans leur lutte contre le tabagisme.

La Commission des lésions professionnelles donne raison aux agents correctionnels qui se plaignent de subir la fumée secondaire des détenus parce que la ventilation est inefficace et qu'il n'y a pas de programme de lutte contre le tabagisme.

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec du centre de détention de Chicoutimi se plaint depuis 2005 de subir la fumée secondaire des détenus qui fument en cachette dans leurs cellules.

Un inspecteur de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) a alors constaté que près de 80 % des détenus étaient fumeurs.

Il a émis trois avis de correction où il accordait 180 jours au centre de détention pour réduire l'exposition des employés à la fumée du tabac en améliorant la ventilation et en isolant les endroits où il était permis de fumer. Il demandait aussi à l'employeur d'implanter un programme de lutte contre le tabagisme pour les détenus.

La CSST a invalidé en partie l'avis de correction de l'inspecteur en maintenant uniquement les recommandations concernant la ventilation. Le dossier a ensuite été soumis à la Commission des lésions professionnelles.

Dans son jugement, le commissaire Michel Sansfaçon rétablit la décision de l'inspecteur. Il estime que la ventilation naturelle du centre de détention est inefficace et ordonne l'installation d'un système mécanique.

Par ailleurs, même si la loi interdit maintenant aux détenus de fumer à l'intérieur de la prison, le commissaire croit que l'employeur doit instaurer un programme de lutte contre le tabagisme et, entre autres, mettre en place des mesures pour empêcher les détenus de conserver des cigarettes sur eux.

Saguenay-Lac-Saint-Jean en direct Afficher le fil complet

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