L'industrie forestière tourne au ralenti

Industrie forestière

En 2009, seulement la moitié du bois disponible dans les forêts publiques et privées du Québec a été coupé par les entreprises forestières.

Dans la forêt publique québécoise, les entreprises ont coupé, en 2009, 14 millions de mètres cubes de résineux sur une possibilité de 22 millions. Dans la forêt privée, elles en ont coupé 2 millions sur 6.

Yves Lachapelle, du Conseil de l'industrie forestière du Québec, explique que les usines trop petites et négligées depuis huit ans ne sont plus rentables en période de crise. « En Colombie-Britannique et en Alberta, ils ont maintenu leur niveau d'opération. Les entreprises ayant une plus grande profitabilité peuvent continuer », dit-il.

AbitibiBowater

La compagnie forestière AbitibiBowater, qui est en pleine restructuration financière, ferme des scieries et des usines à papier de façon permanente afin d'en conserver d'autres plus grosses et plus rentables.

« Si on veut que notre industrie puisse rebondir, c'est vraiment au niveau structurel qu'il faut agir et c'est dans ce sens-là que toutes les discussions vont actuellement », explique M. Lachapelle.

Les propriétaires de boisés privés

Le président de la Fédération des producteurs de bois du Québec, Pierre-Maurice Gagnon, compare les propriétaires de boisés privés aux travailleurs forestiers qui perdent leur emploi.

« Il y a des taxes à payer, il y a des assurances, puis il y a de l'entretien à faire quand même. Il y a des faillites aussi, des gens qui ont vendu leur machinerie à perte parce qu'il n'y a pas de preneurs pour ce type de machinerie-là. »

Il craint que d'autres pertes de revenus soient enregistrées en raison des incendies de forêt qui font rage depuis le printemps. Selon lui, l'industrie ira récupérer le bois brûlé en forêt publique avant de retourner dans les boisés privés.

Saguenay-Lac-Saint-Jean en direct Afficher le fil complet