Une clinique d'orthophonie à vocation sociale à Québec

Sarah Bérubé-Lalancette offre des services dans la toute première Clinique d'orthophonie sociale de Québec. Sarah Bérubé-Lalancette offre des services dans la toute première Clinique d'orthophonie sociale de Québec.  Photo :  Élie Belley-Pelletier

À compter de lundi, des orthophonistes de Québec offriront leurs services à une clientèle variée dans une clinique sans but lucratif.

La toute première Clinique d'orthophonie sociale de Québec, établie dans Limoilou, vise à faciliter l'accès aux services dans un système à mi-chemin entre le public, débordé, et le privé, plus onéreux, mentionne Élie Belley-Pelletier, directeur général de la clinique.

« On est une entreprise d'économie sociale, donc on charge pour des produits et des services, mais sans viser à faire des profits. Et toute la marge qu'on va dégager, si on en dégage une, on va essayer de la réinvestir dans les services », dit Élie Belley-Pelletier.

Les traitements seront offerts à 75 $ l'heure, soit une diminution d'environ 25 % comparativement à une clinique privée.

La clinique, qui compte huit orthophonistes, souhaite également solliciter des dons du public pour constituer un fonds afin d'offrir des traitements gratuits à des enfants dont les parents n'auraient pas les moyens de payer.

La direction envisage également des collaborations, entre autres avec le Centre de pédiatrie sociale de Québec, pour offrir ses services.

Répondre à un besoin

La Clinique d'orthophonie sociale ouvre ses portes lundi dans Limoilou. La Clinique d'orthophonie sociale ouvre ses portes lundi dans Limoilou.  Photo :  Sarah Bérubé-Lalancette

La clinique a pignon sur la 4e Rue dans Limoilou et les gens pourront y prendre un rendez-vous pour des traitements et consultations.

Sarah Bérubé-Lalancette, orthophoniste et cofondatrice de la clinique, estime que cette nouvelle offre répond à un besoin dans le contexte où les listes d'attente débordent avec les compressions dans les écoles pour assurer le suivi auprès des enfants.

Les personnes plus âgées aussi, qui présentent une maladie neurodégénérative comme la maladie d'Alzheimer ou le Parkinson, ont également besoin d'accompagnement, souligne Sarah Bérubé-Lalancette.

« Il y a un manque d'aller travailler des stratégies pour mieux communiquer, garder une certaine qualité de vie, il n'y a pas de service pour les personnes âgées, sinon dans les centres de réadaptation, on voit beaucoup de personnes qui ont subi un AVC ou traumatisme crânien, mais suite à la réadaptation, il n'y a plus de service », explique Mme Bérubé-Lalancette.

Les orthophonistes proposent de travailler avec les proches aidants qui, souligne Élie Belley-Pelletier, sont souvent les mieux placés pour poursuivre le travail entre les rencontres.

La clinique s'est vu accorder un financement par l'organisme l'Appui pour les proches aidants de la capitale nationale pour venir en aide aux personnes âgées atteintes de troubles de langage.

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