Des opposants à Énergie Est au conseil municipal de Québec

Des manifestants devant l'hôtel de ville. Quelques dizaines de manifestants ont dénoncé la position du maire de Québec avant la séance du conseil municipal.

Une trentaine d'opposants au projet d'oléoduc Énergie Est se sont rassemblés devant l'hôtel de ville de Québec en début de soirée, lundi, pour demander au maire de Québec de revenir sur sa position et de rejeter le projet de pipeline.

Déjà plus de 150 municipalités du Québec se sont prononcées contre ce projet et Anne-Céline Guyon, du groupe Stop oléoduc, aimerait que le Ville de Québec se joigne au groupe.

« Avec le poids qu'occupe le maire Labeaume au niveau médiatique, au niveau relations publiques et tout ça, je pense que de s'opposer concrètement au projet ça donnerait tout un poids au mouvement citoyen », a-t-elle fait valoir.

Répondant aux critiques, Régis Labeaume est resté campé sur sa position. « C'est tellement mieux de prendre du pétrole de l'Arabie Saoudite [...] On est chanceux, le pétrole iranien s'en vient aussi. Ça aussi c'est tellement en harmonie avec nos valeurs », a ironisé le maire de Québec avant d'entrer dans la salle du conseil municipal.

Les manifestants ont d'ailleurs été nombreux à poser des questions pendant la séance du conseil. Ils ont notamment profité de l'occasion pour demander à Régis Labeaume d'organiser des consultations publiques avant de se prononcer en faveur du projet.

Le maire a refusé et les a plutôt invités à participer aux audiences du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement et de l'Office national de l'énergie qui doivent débuter le 7 mars à Lévis.

Le maire a aussi soutenu que c'était au premier ministre canadien Justin Trudeau que revenait la responsabilité de trancher sur cette question.

S'ils n'ont pas réussi à convaincre le maire Labeaume, les manifestants peuvent à tout le moins compter sur l'appui de l'opposition municipale.

Le chef Paul Shoiry est allé à leur rencontre. Selon lui, le projet est inacceptable dans sa forme actuelle et le groupe Stop oléoduc a raison de demander une consultation publique sur Énergie Est à Québec.

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