L'arrêt des frappes canadiennes contre l'EI dénoncé par les Conservateurs

Les CF-18 canadiens cesseront leurs missions de bombardement le 22 février. Les CF-18 canadiens cesseront leurs missions de bombardement le 22 février.  Photo :  Christian Coulombe, FC

Les réactions n'ont pas tardé après l'annonce par le gouvernement Trudeau de la fin des frappes canadiennes contre le groupe armé État islamique (EI). Le député conservateur de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, croit que le Canada envoie le message « qu'il ne se bat plus ».

Critique en matière de Défense nationale de l'opposition conservatrice, Pierre Paul-Hus dit craindre pour l'image du Canada au sein de la coalition internationale qui combat l'EI.

Même si la contribution canadienne à l'offensive militaire était modeste, elle n'était pas moins appréciée, selon lui. Le député croit que le Canada se cantonne désormais dans un rôle marginal dans la lutte contre l'EI.

« On devient des joueurs de deuxième ou de troisième ordre au sein de la coalition », déplore-t-il.

Le député conservateur de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus. Le député conservateur de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus.  Photo :  ICI Radio-Canada

Pierre Paul-Hus n'est toutefois pas contre l'investissement de 1,6 milliard de dollars sur trois ans promis par le gouvernement fédéral pour bonifier les efforts de formation et l'aide humanitaire sur le terrain.

Il croit toutefois que l'administration Trudeau a le devoir d'expliquer à la population pourquoi elle tourne complètement le dos à l'action militaire dans ce dossier. « On n'a pas de réponses depuis deux mois », déplore-t-il.

Valcartier mis à contribution?

Selon le brigadier-général à la retraite Gaston Côté, il ne serait pas surprenant de voir les soldats de la base de Valcartier mis à contribution.

Actuellement, 69 instructeurs des forces spéciales canadiennes sont déployés dans le nord de l'Irak pour former la police locale dans des régions reprises à l'EI. Un nombre que le gouvernement canadien veut tripler au cours des prochains mois.

« On va certainement assister à une transition vers l'armée régulière parce que tôt ou tard, les forces spéciales vont s'essouffler », estime Gaston Côté.

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