Le Centre de prévention du suicide réclame un meilleur financement

Centre d'appels d'urgence répondant aux personnes en détresse. Centre d'appels répondant aux personnes en détresse (archives)  Photo :  Radio-Canada

Le Centre de prévention du suicide de Québec soutient que son financement est insuffisant pour parvenir à répondre aux besoins de manière plus efficace.

L'organisme peine chaque année à joindre les deux bouts. La directrice générale, Lynda Poirier, évalue que l'organisme aurait besoin d'environ 300 000 $ supplémentaires par année.

Ces sommes permettraient entre autres de faire plus d'interventions téléphoniques et d'engager davantage de personnel, mentionne Mme Poirier.

« On se déplacerait davantage dans les milieux lors de postvention ou lors de demandes d'information, ou lorsque les gens sont inquiets parce que quelqu'un est suicidaire. On offrirait davantage de formation, mais on pourrait tellement faire plus et mieux. [...] Pour moi, une vie, ça n'a pas de prix », fait-elle valoir.

L'an dernier, le budget de fonctionnement était d'un peu plus de 1 million de dollars. Là-dessus, 124 000 $ provenaient de dons de particuliers ou de la Fondation du centre de prévention.

Manque à gagner

Un des problèmes, c'est que la subvention du gouvernement du Québec qui est versée au Centre est indexée de 1 % par année, ce qui est sous l'inflation, souligne Mme Poirier. Cela occasionne donc un manque à gagner de plus en plus important chaque année.

Les employés ont accepté une baisse de salaire de 7 % il y a trois ans pour maintenir les services, mais le sacrifice demandé aux employés atteint ses limites, laisse entendre Lynda Poirier.

« Comme État, ce serait important à un moment donné de pouvoir dire à ces personnes qui travaillent 24h/7 : "Oui, c'est important ce que vous faites et non, vous n'êtes pas des travailleurs qui méritent des salaires moindres." Il y a un bout à ça aussi, et d'en faire toujours un peu plus, il faut éviter qu'on épuise le personnel. »

Le Centre estime qu'entre 1 % et 2 % des appels à l'aide ne sont pas répondus, en partie à cause du sous-financement.

La directrice générale profite de la Semaine de prévention du suicide pour rencontrer les élus de Québec et les sensibiliser à l'importance de la prévention, mais aussi à l'importance de mieux financer son organisme.

La Fondation de l'organisme est aussi à élaborer un nouveau plan d'action pour aller chercher plus de fonds.

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