Burkina Faso : retour en classe pour les élèves et les professeurs endeuillés

Les élèves et enseignants ont affiché des messages d'amour et de paix. Les élèves et enseignants ont affiché des messages d'amour et de paix.  Photo :  ICI Radio-Canada/Pascale Lacombe

C'était un retour en classe chargé d'émotion dans les écoles Cardinal-Roy et Jean-de-Brébeuf, mardi. Les élèves et le personnel reprenaient les cours après la suspension des classes lundi en raison du décès de quatre personnes liées à la Commission scolaire de la Capitale, dans les attentats de Ouagadougou, au Burkina Faso.


Les élèves ont laissé des messages à la mémoire de leur professeure. Les élèves ont laissé des messages à la mémoire de leur professeure.  Photo :  ICI Radio-Canada

La journée s'est amorcée par une minute de silence, ce matin, en mémoire des victimes. Des élèves ont apporté des mots ou des bouquets de fleurs. Dans la classe de Maude Carrier, les élèves ont été invités à décorer la pièce pour souligner la vie de l'enseignante.


Maxime Girard, étudiant  Photo :  ICI Radio-Canada

Plusieurs élèves ont souligné leur affection pour leur enseignante disparue et le travail de Maude Carrier auprès des élèves. Maxime Girard décrit son ancienne professeure comme une enseignante exceptionnelle. Elle lui a enseigné il y a deux ans. « Au début, je coulais mon français, puis c'est elle qui m'a aidé à repasser. J'avais plus vraiment de motivation pour l'école, elle m'a aidé à avoir la motivation. »


Amélie Morency et Catherine Lemay  Photo :  ICI Radio-Canada

Amélie Morency et Catherine Lemay sont pour leur part venues livrer des fleurs de la part du conseil étudiant du Collège Jésus-Marie. « On s'est dit qu'on pouvait faire un petit quelque chose pour les écoles. »



Pour appuyer les élèves et les enseignants endeuillés, 12 psychologues ont été déployés dans les deux écoles. La psychologue de la Commission scolaire de la Capitale, Nathalie Turmel, croit que le retour en classe s'est bien déroulé. La veille, les enseignants avaient été rencontrés pour développer un « message commun ». « On ne leur demande pas d'être de glace, on leur demande d'être authentiques et vrais », résume la psychologue.

Selon elle, le fait que l'attentat du Burkina Faso ait été largement médiatisé a préparé les élèves à mieux vivre avec ce triste événement. « Les jeunes étaient déjà informés, donc ce n'est pas une situation où on apprend la situation. Les jeunes ont bien réagi. Le fait de sécuriser les enseignants a permis de sécuriser les élèves. »

Sur les six victimes de l'attentat, Maude Carrier, Yves Carrier, Suzanne Bernier et Louis Chabot avaient travaillé ou travaillaient dans une des écoles de la Commission scolaire de la Capitale.

Québec en direct Afficher le fil complet