De plus en plus de logements disponibles à Québec

Un reportage d'Olivier Lemieux

La construction de multiples condominiums pousse à la hausse le taux d'inoccupation des logements qui atteint 3,1 % en octobre 2014 dans la grande région de Québec.

Selon le rapport de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le taux d'inoccupation des logements dans la région de Québec a augmenté de 0,8 % depuis octobre 2013 pour atteindre son plus haut niveau à Québec depuis 1999.

Ce taux d'inoccupation s'explique par la mise en marché de multiples condomimums, mentionne François DesRosiers du Département de finance, assurance et immobilier à l'Université Laval.

« Depuis 2010, il y a eu beaucoup de production, production de locatifs, mais aussi des logements en copropriétés, des condos qui arrivent sur le marché et qui continuent à arriver et le stock s'accumule, il y a de l'invendu et le marché a ralenti beaucoup », mentionne-t-il.

Les promoteurs mettent en location leurs logements en attendant de les vendre, ce qui ajoute au marché locatif déjà en place.

Malgré la hausse du taux d'inoccupation, le coût des loyers pour sa part augmente à un rythme normal, mentionne par ailleurs M. DesRosiers.

Des avantages pour les locataires

Devant l'abondance de logements libres, les propriétaires rivalisent d'imagination pour séduire les locataires.

Certains sont prêts à consentir des conditions de location qui vont du déménagement payé aux mensualités gratuites.

Hans Brouillette, directeur des affaires publiques à la Corporation des propriétaires du Québec, déconseille toutefois cette pratique.

« On peut se retrouver avec des locataires qui vont être très exigeants par la suite. Il y a même des gens qui baissent leur loyer. Tout ça est très difficile dans le contexte de renouvellement de baux dans le futur. »

Il ajoute que la mesure envoie un mauvais message qui dévalue les logements.

Selon Hans Brouillette les propriétaires devraient plutôt investir dans l'amélioration de leurs logements.

Il faudra un certain temps avant que les logements excédentaires ne s'écoulent. François DesRosiers croit que le taux d'inoccupation se maintiendra quelques années pour revenir à un marché équilibré entre l'offre et la demande.

Québec en direct Afficher le fil complet