Mobilisation à Clermont pour sauver les emplois à l'usine Produits forestiers Résolu

Clermont se mobilise pour sauver Papiers forestiers Résolu

Plusieurs centaines de personnes ont marché dimanche après-midi à Clermont, dans Charlevoix, pour la sauvegarde des opérations à l'usine Produits forestiers Résolu.

L'événement était organisé par le syndicat des travailleurs de Produits forestiers Résolu, affilié la Confédération des syndicaux nationaux (CSN).

La compagnie Produits forestiers Résolu a annoncé avant les Fêtes la fermeture de deux machines à papier au Québec, l'une à l'usine de Baie-Comeau et l'autre à Clermont. Dans Charlevoix, environ le quart des 220 travailleurs seraient touchés.

« Il n'est pas question que Produits forestiers Résolu démantèle la machine 4 et laisse notre usine dépérir », a affirmé Jérôme Tremblay, président du syndicat des travailleurs et des travailleuses du papier de Clermont.

Coup dur pour la région

Les employés touchés par la fermeture de la machine 4 à Clermont disent qu'il s'agit d'un nouveau coup dur, non seulement pour eux, mais également pour toute l'économie de la région.

« C'est pas juste l'usine ici, c'est l'avenir de tous les travailleurs ici [...] Ça va avoir beaucoup, beaucoup d'impacts », prédit Karen Tremblay, une employée touchée par l'annonce récente de Produits forestiers Résolu.

« On a eu beaucoup d'autres fermetures. Il y a eu Cables, il y a eu d'autres choses. C'est vraiment difficile », ajoute-t-elle, faisant référence à l'usine General Cable de La Malbaie, qui a fermé le 8 avril.

Dannick Tremblay, un ex-travailleur de l'usine de Clermont Dannick Tremblay, un ex-travailleur de l'usine de Clermont

« C'est sûr et certain que tout le monde est un peu abattu [...] On a aussi un peu de désespoir parfois sur notre avenir, l'avenir de la région. Tout ça est vraiment inquiétant », déplore Karen Tremblay.

Dannick Tremblay fait lui aussi partie des employés touchés. « Je n'ai à peu près aucune chance de retravailler là », dit-il.

« C'est un deuil qu'on vit dans le fond. C'est comme si je perdais quelqu'un » — Dannick Tremblay, un ex-employé

Le syndicat exige, entre autres, un moratoire sur le démantèlement de la machine 4 à Clermont. Il réclame aussi de Québec des actions concrètes afin de préserver les emplois en péril à Clermont.

La CSN réclame aussi une rencontre avec la compagnie et le gouvernement du Québec pour trouver des pistes de solutions.

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