Les gouvernements prêts à investir 100 millions pour le pont de Québec

Les trois paliers de gouvernement sont prêts à investir dans le pont de Québec. Les trois paliers de gouvernement sont prêts à investir dans le pont de Québec.

Les trois paliers de gouvernement sont prêts à investir la moitié de la somme nécessaire pour repeindre le pont de Québec et demandent au propriétaire, le Canadien National (CN), de faire sa part et de compléter le montage financier.

En point de presse vendredi matin, le gouvernement fédéral a annoncé qu'il mettrait 75 millions de dollars et le provincial, 23,5 millions de dollars dans des travaux visant à repeindre le pont de Québec. La Ville de Québec contribue pour sa part pour 1 million de dollars et Lévis, 500 000 $.

Cet investissement de 100 millions de dollars de fonds publics est conditionnel à une contribution égale du CN.

Le ministre fédéral de l'Infrastructure Denis Lebel, le ministre Steven Blaney, le ministre québécois des Transports Robert Poëti et le ministre responsable de la région de Québec Sam Hamad en ont fait l'annonce aux côtés des maires de Québec et de Lévis. 

Les élus qui se disent solidaires dans le dossier ont bon espoir que le geste posé incitera le CN à payer le reste de la facture et à participer aux efforts pour préserver le « joyau d'architecture » qui fait le lien entre la rive nord et la rive sud du fleuve dans la région de Québec.

« J'invite le CN en tant que bon citoyen corporatif, qui rappelons-le a fait 2,6 milliards de profit par année, à combler le montage financier. Le CN doit venir à la table en tant que propriétaire du pont. Il est inacceptable de laisser le pont dans l'état actuel à l'entrée de la ville » — Le ministre Denis Lebel

Investir même en période de restrictions budgétaires

Devant les interrogations sur la contribution financière de son gouvernement en période d'austérité budgétaire, le ministre Poëti mentionne que les fonds seront pris à même le programme d'infrastructures.

« Devant le cri du cœur non seulement des élus, mais des citoyens, de ce joyau qu'on a ici et de l'histoire du Québec, les hommes politiques qui sont élus et qui représentent l'ensemble des citoyens du Québec se sont assis ensemble, ont discuté et ont calculé. Et même dans un contexte évidemment de finances publiques plus difficiles, des investissements pour d'excellentes raisons sont toujours possibles. »

Michel L'Hébreux, du Comité pour la sauvegarde et la mise en valeur du pont de Québec, se dit heureux du cadeau qui est fait à la population. « On voit enfin la lumière au bout du tunnel et je suis persuadé que d'ici quelques années, on aura un pont remis à neuf qui va retrouver ses lettres de noblesse », dit-il.

Les élus de Québec et de Lévis entendent pour leur part continuer d'organiser et d'encourager les gestes de mobilisation citoyenne visant à faire comprendre au CN son « devoir moral » de restaurer le pont de Québec.

Les travaux de restauration de la structure atteinte par la corrosion ont été interrompus par le CN il y a neuf ans, après l'exécution de seulement 40 % des travaux. Selon l'estimation du CN, il en coûterait 200 millions de dollars pour repeindre le pont de Québec.

Réaction du CN

Le CN a réagi de façon laconique par voie de communiqué en fin d'après-midi, vendredi.

« Nous prenons acte de l'intérêt des différents paliers de gouvernement d'investir dans la mise en valeur patrimoniale du pont de Québec. Notre position a toujours été que cela est une responsabilité qui leur incombe naturellement », fait-on savoir dans le communiqué.

Le CN ajoute qu'il demeure prêt à tout faire pour faciliter de tels travaux de peinture, « dans la mesure où les trois paliers de gouvernement sont prêts à les financer. »

L'entreprise suggère que la prochaine étape devrait être la réalisation d'une étude d'ingénierie afin de bien cerner les coûts totaux associés au projet.

À ce sujet, le CN dit qu'il entend mettre ses experts à la disposition des pouvoirs publics pour permettre une telle étude avec la firme d'ingénierie de leur choix.

Lettre de Jim Feeny, premier directeur des affaires publiques et gouvernementales du CN

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