Les jeunes internautes ne s'exposent pas à des risques accrus d'agressions sexuelles

Les jeunes internautes ne s'exposent pas à des risques accrus d'agressions sexuelles

Contrairement au sentiment populaire, les jeunes mineurs ne s'exposent pas à des risques accrus d'agressions sexuelles de la part de délinquants adultes lorsqu'ils naviguent sur Internet. Voilà ce qui ressort du 7e Congrès international francophone sur l'agression sexuelle (CIFAS), qui a pris fin vendredi à Québec.

À l'issue du CIFAS, les experts sont formels : le fait pour les jeunes de surfer sur la Toile ne contribue pas à la hausse du nombre de crimes sexuels à leur endroit.

Même si plusieurs délinquants sexuels sont actifs et présents sur Internet, il reste que la cybercriminalité à caractère sexuel, notamment la cyberpornographie, n'endigue pas la baisse significative en général de la délinquance sexuelle sur mineurs depuis les années 90.

« Nous avons affaire à un phénomène croisé, où on a une diminution absolue importante d'environ 50 % du nombre d'agressions sexuelles au sein de la société à côté d'une augmentation accrue de la consommation », explique Thierry H. Pham, professeur de psychologie légale à l'Université de Mons en Belgique.

Ce dernier ajoute que la perception selon laquelle une grande utilisation d'Internet augmente les probabilités qu'ils soient agressés sexuellement par des adultes ne serait finalement qu'un mythe.

« L'abus d'Internet ne peut pas être considéré en tant que tel comme un facteur de risque d'augmentation d'agressions sexuelles au sein de nos sociétés », résume M. Pham.

Les chercheurs réunis au CIFAS estiment néanmoins qu'il faut être vigilant sur Internet. « Il y a quand même une sous-catégorie de délinquants on line qui sont particulièrement doués dans la capacité d'entrer en contact avec des jeunes, de séduire les jeunes », fait remarquer M. Pham.

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