Le rapport D'Amours bien accueilli par les syndicats de la Ville de Québec

Rapport D'Amours sur le système de retraite québécois Rapport D'Amours sur le système de retraite québécois

Le dévoilement du rapport D'Amours, qui présente plusieurs recommandations pour assurer la pérennité des régimes de retraite québécois, a été suivi de près mercredi par la Ville de Québec et les différents syndicats des employés municipaux.

Le maire Régis Labeaume réserve ses commentaires pour la semaine prochaine, mais les syndicats, qui ont assisté à la présentation, y voient plusieurs recommandations favorables pour eux.

Le rapport du comité d'experts présidé par Alban D'Amours protège les régimes de retraite à prestations déterminées, mais recommande qu'ils soient restructurés. Il donne cinq ans aux villes et aux syndicats pour s'entendre. Le rapport est clair sur la façon d'y parvenir: la réforme doit passer par la négociation.

Une recommandation qui va dans le sens des demandes syndicales à la Ville de Québec, mais qui pourrait décevoir le maire qui souhaitait des changements rapides pour renflouer le déficit des caisses de retraite.

« Le comité d'experts préconise la négociation. Pour nous, c'est favorable. Ça fait longtemps qu'on le dit, on veut négocier. On ne veut pas se faire imposer une vision des choses », a commenté Éric Gosselin, président du syndicat des pompiers de Québec.

Le rapport ne propose aucun pouvoir supplémentaire aux villes pour forcer un règlement. Il pourrait donc être difficile pour la Ville de Québec de trouver une formule pour régler le déficit passé des caisses de retraite. Pour l'instant, la Ville assume 100 % de la facture, mais elle aimerait s'entendre avec les syndicats pour leur en refiler une partie.

Les syndicats défendront fermement leur point de vue sur ce point. « On demande à la Ville de payer les anciens déficits. Quelqu'un rentrerait à la Ville de Québec aujourd'hui et payerait les déficits passés. C'est ça que Régis Labeaume nous demande et c'est ça qu'on ne fera jamais. C'est une négociation, on va s'asseoir à une table, on va finir par s'entendre », a affirmé Jean Gagnon, président du syndicat des fonctionnaires municipaux à la Ville de Québec.

Les employés municipaux de Québec et la Ville partent toutefois avec une certaine avance dans d'éventuelles négociations. Certaines mesures proposées dans le rapport D'Amours pour renflouer les caisses de retraite sont déjà adoptées. Par exemple, le rapport préconise un partage 50-50 des cotisations entre l'employeur et ses employés. À la Ville de Québec, les syndicats paient actuellement environ 45 %. La marche sera donc moins haute pour se rendre à 50 %.

Le directeur général et le trésorier de la Ville de Québec ont assisté à la présentation d'Alban D'Amours mercredi. Ils ont fait rapport au maire, qui se donne un peu de temps avant de commenter. 

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