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LE MESSAGER

Afin de souligner le 100e anniversaire de naissance du peintre hullois Jean Dallaire, Radio-Canada Ottawa-Gatineau vous invite à regarder le documentaire Le Messager.

Pour écouter le documentaire, cliquez ici

Synopsis du documentaire Le Messager

Dans la vie comme dans la mort, Jean Dallaire, le peintre maudit, sèmera la controverse. Était-il un génie ou le simple messager d’un art qui le possédait? Un talent trop grand pour un simple Hullois? Aujourd’hui, Michel Dallaire, designer de renommée mondiale et son frère François, auteur, artiste et peintre, souhaitent perpétuer la mémoire et l’œuvre de leur père.

  • Production : Roch Brunette pour Pix3Films
  • Réalisation : Guilhem Rondot
  • Scénarisation : Luc Thériault
  • Recherche : René Viau, auteur de la biographie de Jean Dallaire
  • Durée : 60 minutes

Jean Dallaire  1916-1965

« On pourrait croire que je ne prends pas la vie au sérieux… apparemment! J’ai toujours eu du goût pour les oiseaux, les petits drapeaux et encore pour la matière des tissus. C’est peut-être décoratif, mais, au fond qu’est-ce que ça peut faire? »

Jean-Philippe Dallaire est surtout connu pour ses tableaux festifs peuplés de personnages étranges et macabres. Dans son travail, le réel et l’imaginaire s’entremêlent dans un monde de formes et de couleurs. Les critiques ont décrit Dallaire comme un homme entouré de mystère qui vivait « dans un monde privé avec son climat, son paysage, son architecture et ses gens bien à lui. »

Il commence à dessiner à l’âge de 11 ans. Il suit des cours d’art dans diverses villes, dont Toronto, Boston et Montréal, mais il est en grande partie autodidacte. En octobre 1938, avec une petite bourse du gouvernement du Québec, Dallaire se rend à Paris pour fréquenter l’Atelier d’art sacré et l’atelier Lhote. Il travaille également dans son propre atelier à Montmartre. En France, il découvre le travail de Picasso, des surréalistes et de l’artiste canadien, Alfred Pellan. Ses œuvres de cette période se caractérisent par de puissants motifs architecturaux et des surfaces planes.

Arrêté par la Gestapo en 1940, Dallaire est emprisonné pendant quatre ans. Durant son séjour en prison, il continue à dessiner et à étudier l’italien. Après sa libération, il étudie l’art de la tapisserie. Il termine cet apprentissage à Aubusson auprès du peintre Jean Lurçat à qui l’on doit le renouvellement de l’art de la tapisserie en France.

En 1945, Dallaire revient au Canada. Il enseigne la peinture à l’École des beaux-arts à Québec de 1946 à 1952 et travaille à l’Office national du film à Ottawa de 1952 à 1957 où il illustre de courts films éducatifs. Plusieurs des œuvres de cette période sont aussi des commandes de murales. Maîtrise du dessin, spontanéité du sujet et riche coloris distinguent ces œuvres où s’allie une diversité de styles. Dallaire est inspiré par le théâtre italien, les personnages mythologiques, le surréalisme, le cubisme synthétique et l’art brut.

En 1959, Dallaire retourne en France et passe les dernières années de sa vie à Vence. Les œuvres de cette période montrent un traitement très personnel du modernisme.