Entente de principe entre les agents correctionnels ontariens et le gouvernement

Entente conclue pour les employés des services correctionnels de l'Ontario

Le Syndicat de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) qui représente les quelque 6000 agents correctionnels et de probation de la province dit en être arrivé à une entente de principe avec le gouvernement Wynne.

Les deux partis ont accepté que les détails de l'entente, notamment la question des salaires, soient conclus par arbitrage exécutoire.

La province a aussi accepté de reconnaître le travail des agents des services correctionnels comme un service essentiel et de donner à ces membres une convention collective distincte pour les futurs cycles de négociations collectives. Ainsi, à l'avenir, l'arbitrage des différends sera utilisé comme mécanisme de résolution des conflits et les agents n'auront plus le droit de grève.

Le syndicat s'est dit particulièrement satisfait de cet aspect, en affirmant que les agents correctionnels sont aussi de premiers répondants, qui doivent gérer des cas de violence, de traumatisme et de tragédie au quotidien.

La province aussi satisfaite de cette entente.

Dans une déclaration signée par la Deb Matthews, vice-première ministre et présidente du Conseil du Trésor, et Yasir Naqvi, ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, les ministres ont affirmé : « Nous continuerons de travailler avec le personnel des services correctionnels afin de poursuivre la transformation du système correctionnel en apportant des améliorations durables et efficaces qui renforceront le soutien à la réhabilitation et à la réintégration sociale de manière à rompre le cycle de la récidive et à améliorer la sécurité du personnel de correction, des détenus et du public. »

Tom O'Neill, président de l'équipe de négociation des services correctionnels, a affirmé lors d'un point de presse que les prisons sont toujours en état de crise, mais que cette entente est un pas dans la bonne direction.

« Les conditions de vie dans les prisons sont nos conditions de travail, la surpopulation rend la vie difficile pour tout le monde. » — Tom O'Neill, président de l'équipe de négociation des services correctionnels, SEFPO

Il ajoute que la province semble être à l'écoute et s'est engagée à agir en conséquence.

Débrayage évité

Cette annonce survient alors que le syndicat et le gouvernement ontarien rencontraient vendredi un médiateur dans l'espoir d'en arriver à une entente.

Les agents se préparaient à débrayer dès minuit dimanche.

Le gouvernement ontarien avait d'ailleurs mobilisé 1500 employés de plusieurs ministères pour les remplacer en cas de grève.

Sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2014, les agents correctionnels demandent des augmentations salariales. Ils réclament aussi d'être reconnus comme un service essentiel, ce qui leur donnerait droit à l'arbitrage exécutoire en cas d'impasse dans les négociations contractuelles.

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