Avec la neige vient le temps d'allumer son foyer

Les explications de la journaliste Claudine Richard

Lorsque l'hiver s'installe, chauffer son domicile revêt une importance capitale. Plusieurs options existent pour ceux qui apprécient le romantisme d'un feu, cependant tous les systèmes de combustion ne sont pas égaux du point de vue économique ou de l'impact sur la santé et sur l'environnement.

Un texte d'André DalencourTwitterCourriel

1. Le coût

Depuis 10 ans, les coûts de chauffage augmentent, mais le prix d'un combustible en particulier croît à un rythme moins soutenu que les autres : celui du bois. En effet, en moyenne, une corde de bois est passée de 60 $ en 2006 à 100 $ environ en 2015.

Selon Jean-François Blain, analyste indépendant dans le secteur de l'énergie, au Québec, pour une maison unifamiliale moyenne, cela coûte environ 825 $ annuellement pour se chauffer au bois, comparativement à 1114 $ pour le gaz naturel et 1333 $ pour l'électricité.

Au-delà de la faible inflation du prix du bois, le propriétaire de l'entreprise Cheminée Ramonage, Pierre Potvin, affirme que les poêles et les foyers sont devenus plus efficaces et moins polluants.

« Le design intérieur [fait] qu'ils rebrûlent leurs gaz. Il y en a qui rebrûle avec des tubes puis de petits orifices. La flamme reprend une deuxième fois puis va brûler. D'où l'efficacité augmentée. Et puis il y en a d'autres qui fonctionnent avec un catalyseur similaire à celui d'une automobile. Il rebrûle les gaz et redonne de la chaleur », explique-t-il.

Selon des données de Ressources naturelles Canada, en plus de son faible coût d'alimentation, un foyer au bois fonctionnera durant des pannes d'électricité. D'autre part, le bois est une ressource renouvelable qui est disponible partout. Cependant, un foyer au bois demande plus d'entretien que d'autres types de foyers.

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2. Pollution atmosphérique

Si on laisse le chauffage à l'électricité de côté, en termes d'émissions de monoxyde de carbone (CO) et de particules fines (PM2.5), les foyers au bois arrivent loin derrière ceux qui fonctionnent au gaz naturel et aux granules de bois.

Selon des données d'Environnement et Changement climatique Canada, un foyer au gaz naturel émettra 0,003 tonne par térajoule d'énergie produite (t/TJ) de CO et 0,16 t/TJ de PM2.5, alors qu'un foyer au bois conventionnel non hermétique émettra 4,31 t/TJ de CO et 1,02 t/TJ de PM2.5.

3. Gaz à effet de serre

Toujours selon des données d'Environnement et Changement climatique Canada, l'impact sur l'environnement des foyers au bois est plus important.

En effet, les émissions de gaz à effet de serre, à savoir le dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4), de protoxyde d'azote(N2O) et les équivalents CO2 (CO2eq) sont plus élevées pour les foyers au bois, même pour ceux qui sont technologiquement plus avancés, comparativement aux foyers fonctionnant au gaz naturel ou au propane.

Avec des informations de Claudine Richard

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