Des élèves demandent à Stephen Harper de retirer les publicités sur Justin Trudeau

La journaliste Rachel Gaulin s'est rendue à l'École Le Voyageur rencontrer les élèves qui ont écrit des lettres à Stephen Harper sur la cyberintimidation.

Des élèves d'une classe de cinquième année de l'École primaire catholique Le Voyageur, à Orléans, ont écrit au premier ministre Stephen Harper parce qu'ils estiment que le gouvernement conservateur fait de la cyberintimidation envers Justin Trudeau.

Selon eux, la récente publicité négative qui dénigre le nouveau chef du parti libéral donne le mauvais exemple. De leur propre initiative, ils demandent à Stephen Harper de la retirer.

Ces enfants sont déçus de leur premier ministre qui devrait, selon eux, être un modèle pour les jeunes. « Faire des commentaires négatifs pour faire du tort est une forme de taxage », a écrit le jeune Félix Schnell.

« À mon école, on n'a pas le droit de faire du taxage, mais toi tu en fais », lance Gabrielle Boucher, qui a été la première à terminer sa lettre. Elle demande au premier ministre de retirer la publicité. « Si tu ne les enlèves pas, je trouve que c'est enfantin », estime-t-elle.

« C'est comme si vous étiez en train de nous dire, à nous les jeunes du Canada, que c'est correct de cyberintimider quand c'est complètement le contraire. » — Extrait de la lettre de Makhena Guérin

Les élèves ont déjà posté sept lettres. D'autres viendront.

Deux semaines avant la diffusion de cette publicité, les élèves de l'école Le Voyageur avaient participé à un atelier sur la cyberintimidation sous le thème « Les images qui restent ».

L'enseignante Nathalie Casault. L'enseignante Nathalie Casault.

Après avoir vu la publicité des conservateurs, ce sont eux qui ont demandé à leur enseigante d'envoyer des lettres au premier ministre.

« Tout au cours de l'année, je leur dis : " Si toi, tu ne choisis pas de faire une différence, les autres non plus ne vont pas le faire. Une seule personne peut faire une différence », illustre leur enseignante Nathalie Casault.


Par courriel, le bureau de Stephen Harper a répondu qu'il ne réagirait pas spécifiquement à cette démarche. Le parti répète ne pas voir de lien entre la cyberintimidation et la publicité négative envers le chef libéral.

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