Le SCFP s'organise pour protéger les droits des travailleurs

fonctionnaire federaux Un édifice de la fonction publique fédérale à Gatineau (archives)

Quelque 1000 délégués du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) de partout au pays sont réunis cette semaine, à Ottawa, pour combattre ce qu'ils considèrent comme des attaques gouvernementales contre les mouvements syndicaux.

Charles Fleury, secrétaire-trésorier national du SCFP, souligne que son syndicat s'oppose notamment au projet de loi C-377, adopté en décembre dernier, qui oblige les syndicats à dévoiler publiquement l'usage de leurs fonds.

Les syndiqués s'inquiètent aussi de l'utilisation récente de la loi 115 en Ontario, pour imposer un contrat de travail de deux ans aux enseignants et suspendre leur droit de grève pour la même durée.

« Petit à petit, ils [les gouvernements] nous enlèvent des droits et on doit se mobiliser immédiatement pour empêcher qu'à long terme, on perde l'ensemble de ces droits-là. » — Charles Fleury, secrétaire-trésorier national du (SCFP)

Le syndicat invite notamment ses membres à dialoguer avec les élus pour faire valoir leurs droits.

Selon M. Fleury, les récentes mesures gouvernementales touchant le milieu syndical n'ont pas affaibli les syndicats, mais les forcent plutôt à s'organiser. Il estime que les gouvernements se servent des difficultés économiques pour enlever des droits aux syndicats.

La Conférence nationale sur les négociations, qui s'est ouverte mardi, se poursuit jusqu'à vendredi au centre des congrès d'Ottawa.

Le SCFP représente 600 000 travailleurs au pays.

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