Arrêts d'autobus non sécuritaires à Gatineau: le MTQ et la STO se lancent la balle

Le journaliste Louka Jacques fait le point

Certains arrêts d'autobus à Gatineau sont difficilement accessibles et il semble que la responsabilité d'améliorer la situation n'incombe pas seulement à la Société du transport de l'Outaouais (STO).

Plus tôt cette semaine, un usager du transport en commun a vertement dénoncé le danger entourant un arrêt d'autobus du boulevard Saint-Louis, mais il semble que le problème ne soit pas unique à l'endroit.

La STO a été interpellée en 2010 pour régler le problème de l'arrêt d'autobus situé sur le boulevard Saint-Louis, mais depuis, rien n'a changé. Selon Paul Gagné qui s'est plaint de la situation, le ministère du Transport du Québec et la société de transport se lancent la balle.

La porte-parole de la STO, Céline Gauthier La porte-parole de la STO, Céline Gauthier

La porte-parole de la STO, Céline Gauthier, affirme que les problèmes d'accessibilité ne relèvent pas seulement du transporteur et qu'il ne peut agir en vase clos.

« On n'a pas de baguette magique, si on pouvait élargir toutes les routes, les rendre le plus large possible, le plus sécuritaire, on le ferait. » — Céline Gauthier, porte-parole de la STO

Sur les 1800 arrêts d'autobus dans son réseau, plusieurs peuvent représenter un défi pour les usagers de la STO. C'est le cas notamment sur le boulevard Maloney près du boulevard de l'Aéroport. Des traces dans la neige indiquent que les passagers doivent attendre près de la circulation.

Les usagers du transport en commun doivent attendre dans la rue sur le bouldevard Maloney à Gatineau. Les usagers du transport en commun doivent attendre dans la rue sur le bouldevard Maloney à Gatineau.

La situation est similaire sur le boulevard de la Cité-des-Jeunes où les résidents doivent littéralement patienter dans la rue. Le chemin d'Aylmer représente tout un défi pour les piétons et les usagers du transport en commun.

Il n'y a pas de trottoir et la circulation y est dense et rapide. L'hiver, les usagers doivent grimper sur un banc de neige puis attendre l'autobus sur le monticule. Malgré tout, certains arrêts sur cette route ont été dégagés pour faciliter l'attente.

Le président du comité des usagers de la STO, Pierre Benoît Le président du comité des usagers de la STO, Pierre Benoît

Si l'arrêt d'autobus représente un risque, « il faut se manifester », explique le président du comité des usagers de la STO, Pierre Benoît. Il demande aux usagers d'aviser la STO afin que des améliorations soient apportées s'il y a lieu.

Il revient maintenant aux élus de Gatineau et aux dirigeants de la STO de décider si des améliorations doivent être apportées aux arrêts avant qu'un événement tragique ne survienne.

D'après le reportage de Louka Jacques

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