Les Comtés unis de Prescott et Russell tentent de séduire les immigrants francophones

Un peu plus d'une centaine de personnes ont participé à la rencontre à Casselman. Un peu plus d'une centaine de personnes ont participé à la rencontre à Casselman.

Un peu plus d'une centaine de personnes ont participé, mercredi soir, à Casselman, dans l'Est ontarien, à une rencontre sous le thème de l'importance de l'immigration économique pour le développement futur de la région.

L'objectif de la rencontre était de permettre à une quinzaine d'étudiants étrangers qui fréquentent La Cité collégiale de créer des contacts et de rencontrer des employeurs potentiels.C'est la première fois qu'une telle activité était organisée dans les Comtés unis de Prescott et Russell.

Selon Marie-Élise Lebon, coordonnatrice du Réseau de soutien à l'immigration francophone de l'Est de l'Ontario, le milieu des affaires régional a un rôle important à jouer dans l'intégration de ces nouveaux arrivants.

« Il faut faire mieux. Vous savez, nous avons fait une étude et nous avons bien démontré qu'il n'y pas d'immigrants dans la région. [...] Ce sont les employeurs qui vont devoir aller chercher dans un bassin de main-d'oeuvre qualifiée pour offrir des emplois. » — Marie-Élise Lebon, coordonnatrice du Réseau de soutien à l'immigration francophone de l'Est de l'Ontario

Mme Lebon ajoute que la communauté aussi doit être prête à accueillir les immigrants.

Le maire du village de Casselman, Claude Levac, a toujours été interpellé par l'importance d'attirer une main-d'oeuvre francophone qualifiée dans la région, mais aucun geste concret n'avait été posé auparavant. M. Levac souhaite maintenant que l'expérience soit répétée dans d'autres communautés de l'Est ontarien.

Actuellement, peu d'immigrants francophones choisissent de s'établir dans les Comtés unis. De 2001 à 2006, seulement 65 immigrants de langue française se sont installés dans la région.

D'après Denis Babin