Une clinique thérapeutique de Gatineau choque

Église Baptiste Évangélique de Gatineau Église Baptiste Évangélique de Gatineau

Une clinique thérapeutique de la région se retrouve dans la controverse. La clinique Thérapie chrétienne de l'Outaouais, située à Gatineau, considère l'homosexualité comme un péché et offre de traiter ces personnes.

La clinique est ouverte depuis un an et offre de la thérapie de couple et familiale à travers une vision chrétienne. Un journaliste du quotidien montréalais La Presse en a fait l'expérience : il a suivi une rencontre de thérapie à microcaché pour traiter ses tendances homosexuelles.

André Mousseau, copropriétaire de la clinique Thérapie chrétienne de l'Outaouais André Mousseau, copropriétaire de la clinique Thérapie chrétienne de l'Outaouais

Celui qui dirige la clinique, André Mousseau, ne cache pas que la thérapie est fondée sur une approche chrétienne, conforme aux enseignements de l'Église. Il explique que selon lui « tous ont péché et ont besoin d'entrer en communion avec Jésus-Christ. On leur apprend à vaincre le péché quotidiennement dans leur vie », affirme-t-il.

Une thérapie vertement dénoncée

Cette approche biblique en thérapie est vertement dénoncée par la sexologue et thérapeute, Marie-Paul Ross, qui est également religieuse. Le message de Dieu, dit-elle, en est un d'amour et d'acceptation.

« Tout cet enseignement là, au nom des chrétiens, de l'évangile, de la bible, je vous avoue que je trouve ça très triste. Je souhaite à ma Sainte Église de commencer à faire le ménage dans ses rangs à elle. » — Marie-Paul Ross, sexologue et thérapeute

Le copropriétaire de la clinique, André Mousseau admet qu'il ne traiterait pas un client homosexuel s'il n'avait pas la foi et qu'il le référerait à un autre thérapeute. Dans la vidéo de La Presse, le faux client, dit-il, avait spécifiquement demandé une aide spirituelle et « c'est pourquoi la question du péché a été immédiatement abordée avec lui », précise-t-il.

Le sujet a provoqué de nombreuses réactions sur le site Internet de Radio-Canada alors que certains critiquent cette façon de faire. Des internautes en veulent également aux médias d'accorder trop d'importance à cette clinique.

D'après le reportage de Marc Gauthier