La présence des Hells Angels à Gatineau fait réagir

Les policiers de Gatineau étaient présents en grand nombre, en marge de la rencontre de membres des Hell's Angels. Les policiers de Gatineau étaient présents en grand nombre, en marge de la rencontre de membres des Hell's Angels.

La présence des Hells Angels, dans un bar d'effeuilleuses du boulevard Gréber, soulève des questions. Au moins une vingtaine de sympathisants et de membres en règle du groupe criminalisé se sont présentés au bar Le Pigale.

Les motards n'avaient pas été vus à Gatineau depuis plusieurs années. Ce qui intrigue les policiers est que les motards portaient des vestes qui les identifiaient clairement comme membres des Hells Angels, ce qui pourrait se traduire par des accusations, selon la police de Gatineau.

« Ils affichaient leurs couleurs. Ça, c'est plutôt rare. Alors, on a procédé à l'identification. Pour ce que ça signifie, on va laisser l'enquête suivre son cours. » — Jean-Paul LeMay, porte-parole de la police de Gatineau

Sous l'oeil attentif de nombreux policiers et de l'escouade canine, tous les membres du groupe présents ont été identifiés, même si aucune infraction n'a été commise.

Personne toutefois n'a été arrêté.

Il est cependant important d'avoir une présence policière en marge de ce genre de rassemblement, estime l'ancien président de l'Association canadienne des policiers, Tony Cannavino.

D'abord, pour rassurer la population, mais également pour éviter que des bandes rivales « s'en prennent à eux autres et que ça fasse d'innocentes victimes », ajoute-t-il.

« C'est une démonstration de force, c'est une forme d'arrogance définitivement. Mais ça fait en sorte que ça marque le territoire. » — Tony Cannavino, ex-président de l'Association canadienne des policiers
Des membres affichés des Hell's Angels se sont donné rendez-vous au bar Le Pigale du boul. Gréber, à Gatineau. Des membres affichés des Hell's Angels se sont donnés rendez-vous au bar Le Pigale du boul. Gréber, à Gatineau.

Le journaliste Yves Lavigne, spécialiste du crime organisé, pense que les Hells Angels célébraient leur 35 ans de présence au Québec.

Mais il croit lui aussi que les motards étaient à Gatineau par affaires.

« Même s'ils se présentent d'une façon sociale, c'est toujours de la "business" pour eux autres. Ils se cherchent toujours de nouveaux territoires. D'ailleurs, c'est comme un chien que marque un territoire », estime-t-il.

Peu importe la raison, la présence des Hells Angels à Gatineau est suffisamment inquiétante pour que le député de la circonscription de Chapleau, Marc Carrière, en parle aux plus hautes autorités judiciaires.

« Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, qui est également ministre responsable de l'Outaouais doit déjà être au fait, mais je vais lui en parler, c'est clair », soutient-il.

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