SNC-Lavalin participera à la construction du train léger à Ottawa

Le futur train léger à Ottawa Maquette du futur train léger à Ottawa

L'entreprise SNC-Lavalin fait partie d'un groupe qui a obtenu le contrat de construction du train léger à Ottawa, selon ce qu'a appris la CBC. La Ville en fera l'annonce officielle mercredi.

Le Rideau Transit Group a été choisi pour mener à bien le projet de 2,1 milliards de dollars. Ce consortium est composé des entreprises SNC-Lavalin, ACS Infrastructure, EllisDon Corporation, EllisDon Inc., Dragados Canada Inc. et Veolia Transportation Services Inc.

Le regroupement supervisera la conception, le financement, la construction et l'entretien du train léger sur rails, que la Ville espère mettre en service pour les célébrations du 150e anniversaire du Canada, en 2017.

Les fonctionnaires municipaux ont évalué deux autres soumissions, soit celles de l'Ottawa Transit Partners (comprenant notamment Vinci et Bombardier) et du Rideau Transit Partners (incluant entre autres Siemens et Bouygues).

Le maire Jim Watson a refusé de répondre, mardi, aux questions des médias, expliquant que les réponses seront données mercredi avant-midi, lors d'une réunion extraordinaire du conseil municipal.

Le conseil municipal prendra quant à lui connaissance des détails de la soumission retenue les 12 et 19 décembre prochains. Les élus devront ensuite approuver ou rejeter la proposition.

Par ailleurs, une série de présentations du projet au public auront lieu du 5 au 19 décembre, à divers endroits dans la ville.

Les travaux de construction doivent commencer en 2013.

Un autre partenaire recherché?

Le consortium retenu ne compte pas de fabricant de matériel roulant. Il est ainsi possible que les compagnies Bombardier et Siemens soient approchées.

Rappelons que la Ville avait annulé le contrat de 780 millions de dollars que Siemens avait décroché, en 2006, pour le prolongement du train léger. L'entreprise avait obtenu 175 millions de dollars comme compensation.

SNC-Lavalin sur la sellette

SNC-Lavalin fait la manchette ces jours-ci. Des entrepreneurs critiquent notamment son manque de transparence dans l'attribution de contrat d'entretien pour les édifices fédéraux.

Par ailleurs, son ex-PDG, Pierre Duhaime, a été arrêté la semaine dernière. Il est soupçonné de complot de fraude, de fraude et d'usage de faux.

En Europe, les enquêtes menées par les autorités suisses ont également mis en lumière certaines pratiques douteuses au sein de l'entreprise.

Enfin, une enquête en cours au Bangladesh a attiré l'attention sur des pots-de-vin qu'aurait versés l'entreprise dans le but d'obtenir un contrat pour la construction d'un pont.

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