Le problème de dépression chez les étudiants préoccupe à l'Université d'Ottawa

Des étudiants dans un pavillon de l'Université d'Ottawa Des étudiants dans un pavillon de l'Université d'Ottawa

La Fédération des étudiants de l'Université d'Ottawa (FÉUO) s'inquiète de la consommation importante d'antidépresseurs au sein de la population étudiante.

Selon les chiffres fournis par la FÉUO, en 2011, le régime d'assurance-maladie des étudiants a remboursé près de 119 000 $ en antidépresseurs. Après les contraceptifs oraux, les antidépresseurs sont les médicaments qui ont coûté le plus cher au régime.

En octobre 2012, près de 15 000 étudiants étaient inscrits au régime d'assurance-maladie de la FÉUO.

Selon Anne-Marie Roy, vice-présidente aux communications de la FÉUO, les données sont alarmantes. Elle estime que le nombre d'étudiants souffrant de dépression est en augmentation à l'Université d'Ottawa.

« On croit qu'il y a un lien entre la consommation d'antidépresseur qui est à la hausse et les frais de scolarité qui augmentent année après année. » — Anne-Marie Roy, vice-présidente aux communications de la FÉUO
Murray Sang, directeur au SASS, explique que des dépliants sur l'aide disponible aux étudiants sont distribués lors de l'achat de manuels scolaires. Murray Sang, directeur au SASS, explique que des dépliants sur l'aide disponible aux étudiants sont distribués lors de l'achat de manuels scolaires.  Photo :  Patrick Pilon

De son côté, Murray Sang, directeur au Service d'appui au succès scolaire à l'Université d'Ottawa (SASS), estime que la question financière n'a rien à voir avec la situation.

« L'anxiété et la dépression, ça commence déjà à l'école secondaire. Tu vois des jeunes qui 15-16 ans, c'est déjà commencé. Ils n'ont pas de frais de scolarité. » — Murray Sang, directeur au Service d'appui au succès scolaire à l'Université d'Ottawa

L'association étudiante dit avoir déployé des efforts supplémentaires pour venir en aide aux étudiants aux prises avec de tels problèmes de santé mentale.

Le SASS est quant à lui venu en aide à 1400 étudiants au cours de la dernière année.

Certains étudiants sont au courant du problème

Par ailleurs, certains étudiants interrogés par Radio-Canada n'ont jamais entendu parler de cas de dépression au sein de la population étudiante.

Toutefois, Philippe Dumouchel, un étudiant en sciences de la santé à l'Université d'Ottawa, dit être bien au fait du problème. Il affirme connaître beaucoup d'étudiants qui ont recours aux antidépresseurs.

« Je comprends vraiment bien les pressions et les difficultés que les gens vont rencontrer. Surtout que les études sont l'hiver, alors tu as la combinaison de l'hiver, la pression sociale et la pression de bien faire tous les cours en même temps. » — Philippe Dumonchel, étudiant en sciences de la santé

M. Dumonchel ajoute que des ressources sont disponibles sur le campus pour venir en aide aux étudiants souffrant de dépression.

D'après Patrick Pilon

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