Comment Toronto est devenue une ville de basketball

DeMar DeRozan célèbre la victoire des Raptors dimanche. DeMar DeRozan célèbre la victoire des Raptors dimanche.  Photo :  PC/Frank Gunn

Pour la première fois de l'histoire du basketball, le match des étoiles de la NBA se tient à Toronto cette fin de semaine. Un honneur pour la Ville-Reine, qui a vu la popularité de ce sport et de son équipe, les Raptors, exploser ces dernières années. Voici cinq facteurs qui ont permis de faire de Toronto une ville de basketball.

Un texte de Laurence MartinTwitterCourriel et de Valérie OuelletTwitterCourriel

1 - Miser sur l'identité canadienne

Dévoilement de la nouvelle campagne des Raptors en 2014 Dévoilement de la nouvelle campagne des Raptors en 2014  Photo :  CBC News

Pendant longtemps, Toronto, c'était la ville où bien des joueurs autonomes de la NBA ne voulaient pas venir jouer : il faisait froid, il fallait traverser la frontière et c'était la seule équipe à l'extérieur des États-Unis. 

Des faiblesses que la campagne de publicité « We The North » (« Nous le Nord »), lancée en 2014, a réussi à transformer en force. Selon le Québécois Vito Piazza, directeur de l'agence de publicité Sid Lee à Toronto, qui est derrière la campagne « We The North », c'était une façon de dire « on est des outsiders mais on est fier d'être des outsiders ».

Et le succès est énorme. Partout à Toronto, mais aussi ailleurs au pays, les fans affichent leur fierté d'être associés à l'équipe de basketball du nord, du Canada. Les ventes de casquettes, de chandails et d'autre matériel promotionnel « We The North » ont monté en flèche. 

2 - Des joueurs « made in Toronto »

L'Ontarien Anthony Bennett tente de faire sa marque dans la NBA. L'Ontarien Anthony Bennett tente de faire sa marque dans la NBA.  Photo :  PC/Chris Young

La popularité grandissante du basket dans la Ville-Reine, on la doit aussi à de jeunes étoiles comme Anthony Bennett et Andrew Wiggins, qui ont montré qu'il était possible de grandir à Toronto et d'être le premier choix au repêchage de la NBA.

Bennett et Wiggins ont fait partie du programme de développement CIA Bounce, un véritable incubateur de talents dans la métropole ontarienne, qui recrute les joueurs les plus prometteurs au Canada. 

3 - Drake, Drake et encore Drake

Drake (au centre) entouré du directeur général des Raptors, Masai Uriji (gauche), et du PDG de MLSE Tim Leiweke (droite) lorsque le rappeur a été fait ambassadeur de l'équipe en septembre. Drake (au centre) entouré du directeur général des Raptors, Masai Uriji (gauche), et du PDG de MLSE Tim Leiweke (droite) lorsque le rappeur a été fait ambassadeur de l'équipe en septembre.  Photo :  CBC

Le rappeur torontois Drake est fou de basket et ambassadeur mondial de l'équipe. Son aura de vedette est une plateforme publicitaire énorme qui a fait connaître les Raptors à la génération Y. 

4 - Un public qui a grandi avec le basketball

Partisan des Raptors en compagnie de la mascotte de l'équipe à la place Nathan Phillips. Partisan des Raptors en compagnie de la mascotte de l'équipe à la place Nathan Phillips.  Photo :  Jean-Philippe Brière

Bien des fans des Raptors ne sont pas beaucoup plus vieux que l'équipe, qui a eu 20 ans cette année. Ils ont toujours connu du basketball professionnel à Toronto. Pour eux, plus que le hockey ou le baseball, le basket fait partie de leur réalité. Surtout pour ceux qui ont grandi dans des milieux très multiculturels.

Les matchs des Raptors ont aussi la réputation d'être plus jeunes, plus festifs, peut-être que ceux des Maple Leafs.

5 - Une équipe gagnante

Kyle Lowry a inscrit 31 points pour les Raptors Kyle Lowry a inscrit 31 points pour les Raptors  Photo :  PC/Curtis Compton

Même si on a la meilleure campagne de publicité et le meilleur ambassadeur à l'étranger, difficile d'encourager une équipe perdante. 

Pour les Raptors, le vent semble avoir tourné au printemps 2014, quand l'équipe a surpris tout le monde en se qualifiant aux séries éliminatoires de la NBA. 

Par contre, il y a encore du chemin à faire, comme le souligne le chroniqueur sportif, Renaud St-Laurent. « Maintenant, le gros défi, c'est d'avoir des résultats quand les séries débutent », explique-t-il. En 20 ans, les Raptors n'ont réussi qu'une fois à passer le premier tour des séries éliminatoires. 

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