Radio-Canada
La main-d'oeuvre se raréfie
Mise à jour le lundi 15 mai 2006, 15 h 21 .
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François Meunier

Les propriétaires de restaurants tant dans la métropole qu'à travers le Québec éprouvent de plus en plus de difficultés à recruter de la main-d'oeuvre. La situation, critique à l'approche de la saison estivale, ressemble à s'y tromper à celle observée en 2005 par l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ).

Dans un sondage auprès de ses membres, l'ARQ avait constaté que 92 % des restaurateurs avaient eu à l'époque du mal à trouver du personnel de cuisine et des serveurs.

Pour le vice-président aux affaires publiques de l'ARQ, François Meunier, on ne peut pas encore parler de pénurie, sauf pour les régions du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Gaspésie.

Montréal encore épargnée

À Montréal, on profite de la présence d'un plus grand nombre de jeunes, notamment grâce aux nombreux cégeps et universités, affirme M. Meunier. Or, les jeunes de 16 à 25 ans représentent 40 % du personnel dans la restauration.

M. Meunier soutient cependant qu'il est de plus en plus difficile pour les restaurateurs de trouver du personnel de qualité en raison d'un nombre de plus en plus limité de postulants et du faible taux de chômage. En outre, précise-t-il, les écoles hôtelières du Québec ne comblent que 20 % des besoins de main-d'oeuvre de l'industrie, qui emploie en moyenne 160 000 personnes par année.

Le vice-président de l'ARQ voit poindre une pénurie généralisée de main-d'oeuvre à partir de 2013, en raison du déclin démographique et du vieillissement de la population.