Nouvelles accusations contre deux ados de Saint-Hyacinthe

Un présumé complot pour meurtre a pu être évité à la polyvalente Hyacinthe-Delorme, à Saint-Hyacinthe. Un présumé complot pour meurtre a pu être évité à la polyvalente Hyacinthe-Delorme, à Saint-Hyacinthe.  Photo :  Radio-Canada

Les deux adolescents de Saint-Hyacinthe qui auraient comploté dans le but d'assassiner au moins trois camarades de classe et pour en violer une autre demeureront détenus au moins jusqu'au 15 novembre prochain. Le juge a refusé de les remettre en liberté et il a demandé des évaluations psychologiques plus approfondies.

La Couronne a déposé trois nouveaux chefs d'accusation contre le plus jeune des deux, qui est âgé de 14 ans, en plus d'en ajouter deux autres au plus âgé des deux, qui a 16 ans. Les deux garçons font face à de nouvelles accusations de complot dans le but de commettre une agression sexuelle et d'administration d'une drogue. Une nouvelle accusation pour avoir proféré des menaces de mort s'est également ajoutée au dossier du plus jeune suspect.

Au total, le cadet fait face à 11 chefs d'accusation et l'aîné à 12, pour un total de 23. Les enquêteurs ont déterminé qu'il y avait six victimes alléguées. 

Les avocats des deux jeunes ont lu le rapport psychiatrique commandé par la Cour lors de leur première comparution. Les deux adolescents devront maintenant se soumettre à des tests psychologiques plus poussés. 

Le père et la belle-mère d'une des présumées victimes étaient sur place. « Ça nous pogne au coeur, a dit la belle-mère. Ils sont si jeunes... et d'avoir pensé à faire ces choses-là. » 

Le père a indiqué que sa fille allait mieux. « Elle ne réalise pas encore, je pense. Elle a 13 ans... Mais elle va mieux », a-t-il indiqué.

Découvert sur Facebook

Le complot ourdi par les deux adolescents a été éventé par la mère du plus jeune garçon. Elle a alerté la police après avoir intercepté les écrits de son fils sur Facebook. L'adolescent y racontait avoir l'intention de tuer des jeunes de son école, la polyvalente Hyacinthe-Delorme, en plus de violer une élève par vengeance.

Nancy Prévéreault, la directrice de l'école concernée, a elle aussi réagi lorsqu'elle a été mise au courant de la situation.

Mme Prévéreault a expliqué qu'elle avait contacté la Sûreté du Québec (SQ) « lorsque les soupçons de complot ont été portés à [son] attention. » Elle ajoute que la direction avait collaboré au processus d'enquête qui a été enclenché par la suite. Mme Prévéreault a souligné « l'excellente communication entre l'école et les parents concernés » qui a contribué, selon elle, à désamorcer la situation.

La SQ abonde dans le même sens, soulignant que ses agents ont pu agir rapidement grâce à la vigilance et à la collaboration de toutes les parties. Le corps de police provinciale a indiqué qu'une fouille de l'établissement scolaire avait mené à la découverte de preuves permettant de croire que les deux jeunes étaient prêts à passer à l'action.

La SQ se fait toutefois avare de détails puisque l'affaire est toujours devant les tribunaux.