Le public invité à participer aux fouilles archéologiques du fort d'Odanak

Fouilles archéologiques au Fort d'Odanak Fouilles archéologiques au Fort d'Odanak  Photo :  René Saint-Louis

Les travaux d'excavation du fort d'Odanak se poursuivent sur les rives de la rivière Saint-François et le public est invité à assister aux fouilles pendant le mois d'août, qui est le mois d'archéologie au Québec.

Ce fort est le seul de la Nouvelle-France situé sur le territoire actuel du Québec dont l'emplacement est demeuré inconnu jusqu'à ce qu'une équipe d'archéologues le retrouve.

Ce fort, dont la construction avait été ordonnée par le roi de France, Louis XIV, en 1704 est la seule fortification qui a été construite par un contingent militaire français et abénakis, mais habitée par une population autochtone.

Le Fort d'Odanak Le Fort d'Odanak  Photo :  René Saint-Louis

Les archéologues ont découvert des milliers d'artéfacts depuis le début des fouilles, il y a trois ans.

Mais il ne reste pas beaucoup de la structure du fort, raconte la directrice du musée des Abénakis, Michelle Bélanger. Pourtant, le fort était de bonne dimension, soit 80 mètres par 76 mètres. « On a découvert des pieux, des poteaux incendiés ou plutôt des traces qui nous confirment qu'on est en présence d'une fortification ou plutôt d'un village fortifié. »

Fouilles archéologiques au Fort d'Odanak Fouilles archéologiques au Fort d'Odanak  Photo :  René Saint-Louis

Mais il était tout en bois, contrairement au fort de Chambly, construit en pierre. « Le fort Abénakis servait davantage à protéger la rivière Saint-François qui est de beaucoup moins d'envergure en termes de largeur que la rivière Richelieu. »

Lorsque le fort a été attaqué par un contingent britannique en 1759, les hommes étaient partis combattre à Québec. « Deux semaines après la guerre sur les plaines d'Abraham, tous les Français et les guerriers abénakis étaient partis. Il restait seulement les aînés, les femmes et les enfants. Il y a quelques Abénakis qui ont pu s'enfuir, mais la majorité d'entre eux sont morts brûlés ou tués par les Anglais », explique le guide Maxime Gill.

Selon les historiens, 200 Autochtones et un soldat ont péri lors de l'attaque.

D'après un reportage de René Saint-Louis

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