Hydro-Québec supprime 43 des 58 postes administratifs en Mauricie et au Centre-du-Québec

Le reportage d'Amélie Desmarais

Hydro-Québec s'apprête à supprimer 43 de ses 58 postes administratifs en Mauricie et au Centre-du-Québec.

Ces réductions de personnel se feront d'ici le mois d'avril.

Les villes touchées sont Trois-Rivières, La Tuque, Shawinigan, Drummondville, Victoriaville, Saint-Étienne-des-Grès et Bécancour.

Cette mesure s'inscrit dans une opération qui entraînera la suppression de 450 postes à l'échelle du Québec.

C'est une révision des tâches dans les services administratifs qui a entraîné cette décision.

« Hydro-Québec apporte des ajustements au travail de ses commis, de ses secrétaires, donc de l'ensemble de son personnel administratif pour être plus efficace. Pour vous donner un exemple, parlons des feuilles de temps qui étaient remplies manuellement par chaque employé et qui étaient saisies informatiquement par une adjointe administrative. Dorénavant, cette tâche-là sera effectuée par l'employé de manière informatique », précise Louis-Olivier Batty, le porte-parole de la société d'État.

Réaction syndicale

Le syndicat représentant les employés de bureau est très surpris de l'ampleur des suppressions d'emplois administratifs dans la région.

« Je pensais à une dizaine de postes, mais 40 postes abolis c'est beaucoup plus que ce qu'on imaginait. Si on ajoute ça aux 40 postes administratifs abolis avec la fermeture de Gentilly-2, ça commence à être assez lourd », déclare Carole Chamberland, représentante syndicale des employés de bureau d'Hydro-Québec en Mauricie.

Réactions politiques

La députée péquiste de Champlain est préoccupée par cette annonce. « C'est certain que ça va venir sur la table avec la fermeture de Gentilly-2. On va mesurer la portée de l'ajout de postes qui vont être fermés. Je pense, et je le souhaite, que ça va être fait avec le moins de dommages possible », indique Noëlle Champagne.

Pour sa part, la députée libérale de Trois-Rivières dénonce la décision d'Hydro-Québec. « C'est une bien mauvaise nouvelle. Particulièrement à la veille de la commission parlementaire sur la fermeture de Gentilly-2 qui concerne, aussi, la perte de 800 emplois chez nous », déclare Danielle St-Amand.

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