Un groupe revendique l'attentat

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Un attentat a été commis contre les bureaux de recrutement des Forces canadiennes à Trois-Rivières.

L'attentat perpétré dans la nuit de jeudi à vendredi dans un centre de recrutement des Forces canadiennes à Trois-Rivières a été revendiqué par un groupe appelé « Résistance internationaliste ».

Le regroupement « Résistance internationaliste », qui affirme être à l'origine de l'attentat contre un centre de recrutement des Forces canadiennes à Trois-Rivières, a déjà revendiqué deux attentats en Estrie et dans les Laurentides, en 2004 et en 2006.

La Sureté du Québec confirme que l'attentat a été revendiqué et qu'elle enquête sur un groupe en particulier, mais refuse de dire lequel.

Dans une lettre envoyée au quotidien La Presse, Résistance internationaliste écrit que « cette opération contre le centre d'enrôlement est [sa] résistance au bourrage de crâne et au racolage intensif par l'armée d'une jeunesse confrontée au vide d'une société avilissante ».

Une explosion est survenue dans le centre de recrutement de l'armée située à l'angle des rues Saint-Georges et Badeaux au centre-ville de Trois-Rivières, vers 3 h HAE vendredi.

La déflagration n'a pas fait de blessé, mais elle a endommagé la porte et plusieurs vitres de l'immeuble.

Une alerte à la bombe a été reçue à la Sécurité publique de Trois-Rivières à 2 h 37, soit un peu plus de 20 minutes avant l'explosion.

La SQ enquête

L'enquête a rapidement été transférée à la Sûreté du Québec.

Un important périmètre de sécurité a été établi dans les minutes qui ont suivi la déflagration autour de l'Hôtel Delta et du terminus de la Société de transport de Trois-Rivières.

L'accès à certaines cabines téléphoniques est interdit. L'accès à certaines cabines téléphoniques est interdit.

Des cabines téléphoniques situées à proximité ont également été enroulées de rubans de sécurité.

Des maîtres-chiens et des artificiers ont été dépêchés sur les lieux pour trouver des indices.

Les Forces canadiennes, qui qualifient cet événement d'isolé, affirment que des mesures seront prises pour resserer la sécurité autour de ses bureaux.

Par ailleurs, l'armée précise que cet incident n'aura pas d'impact majeur sur le traitement des dossiers. « Il n'y aura pas de retard marqué dans le traitement des applications qui ont été rentrées dans les derniers jours. On va faire tout notre possible pour assurer le meilleur suivi et le meilleur traitement des dossiers dans les prochains jours pendant les rénovations qui vont être faites », indique le major Sébastien Picard.

Un groupe connu des policiers

La Résistance internationaliste, autrefois connue sous le nom d'Initiative de résistance internationaliste (IRI), n'en serait pas à son premier coup d'éclat.

En 2004, le groupe a revendiqué l'attaque contre un pylône d'Hydro-Québec à Saint-Herménégilde, en Estrie.

L'IRI avait aussi revendiqué l'attentat contre la voiture du vice-président de l'Institut canadien des produits pétroliers, Carol Montreuil, en août 2006 devant son domicile de Lorraine, en banlieue de Montréal.

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