30 000 $ pour un caisson hyperbare

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Une jeune fille atteinte de paralysie cérébrale a reçu un cadeau bien spécial: un caisson hyperbare. Il s'agit d'une chambre d'oxygène dans laquelle la pression est supérieure à la pression atmosphérique. Santé Canada ne recommande pas un tel traitement, mais, selon ses parents, les bienfaits sont tel qu'ils rêvent maintenant du jour où leur fille quittera son fauteuil roulant.

C'était jour de première pour Annie-Kim Charest-Talbot, qui a obtenu, à 12 ans, son petit royaume d'oxygène qui lui permet de rêver tout en améliorant sa condition. « Ça réveille mon cerveau. Ça pourrait m'aider à l'école aussi et à marcher aussi! », dit-elle.

Ce sont de généreux dons d'amis, de collègues et d'entreprises qui ont permis l'acquisition de l'appareil, au coût de 30 000 $. Cela vaut son pesant d'or, selon ses parents. « C'est sûr que c'est ça qui donne ces résultats. Il y a eu des déclenchements, des déclics pour elle au niveau de la compréhension mathématique, de sa lecture. Après des traitements de chambre hyperbare, elle lisait beaucoup plus couramment », explique Denise Charest.

Grâce à des dons d'amis, de collègues et d'entreprises, des parents offrent une chambre d'oxygène à leur fille de 12 ans, atteinte de paralysie cérébrale. Selon des experts, ce traitement n'aurait des effets bénéfiques qu'à court terme.

Caisson hyperbare Caisson hyperbare

Les bienfaits du caisson ont toutefois été remis en cause, il y a quelques années, à la suite d'une étude à laquelle Annie-Kim avait participé et qui n'avait pas prouvé son efficacité. « Il y a des enfants à qui ça fait moins d'effets, mais il y en a pour qui ça fait des effets très bénéfiques », affirme Mme Charest.

Le neurologue Jean Boileau, chef de service à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, affirme également que les effets bénéfiques à court terme sont indéniables: « Ce sont des améliorations ponctuelles qui sont reliées à l'oxygénation à l'échelle cérébrale, mais lorsque ça revient à la normale, la performance revient à la normale aussi. »

Le père d'Annie-Kim, Douglas Talbot, affirme qu'avoir l'appareil à la maison, qui entraîne des résultats immédiats peut peut-être créer l'illusion de pas de géants, mais qu'il s'accroche tout de même, puisqu'aucune autre solution ne semble possible: « C'est la seule façon d'aider notre fille peut-être un jour à marcher. Notre but, c'est de rendre notre fille plus autonome. »

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