La Première Nation crie Pimicikamak fait face à une vague de suicide chez les jeunes

Une marche pour la prévention du suicide a été organisée. Une marche pour la prévention du suicide a été organisée.  Photo :  Facebook

La députée fédérale de Churchill-Keewatinook Aski, Niki Ashton, demande au gouvernement fédéral d'investir pour les jeunes des Premières Nations, alors qu'une vague de suicides d'adolescents vient tout juste de secouer la Première Nation crie Pimicikamak.

Quatre adolescents se sont suicidés en moins de trois mois dans cette réserve située à 700 km au nord de Winnipeg. Dimanche avaient lieu les funérailles d'une des victimes, soit le même jour où elle aurait dû fêter ses 15 ans. La victime la plus âgée n'avait que 18 ans.

« Il y a tant de choses qui se passent, explique Amber Muskego, une jeune fille de 17 ans qui était proche de certaines des victimes. Je veux que tout le monde nous aide à essayer de combattre [cette vague de suicides]. Nous avons besoin d'un centre de crise pour la jeunesse. »

Deux autres jeunes ont été envoyés à Winnipeg pour obtenir de l'aide après avoir tenté de mettre fin à leurs jours. La communauté, elle, a organisé une marche pour la prévention du suicide jeudi afin d'attirer l'attention sur la crise qu'elle traverse.

Niki Ashton réagit

« Nous avons un nouveau gouvernement et nous avons entendu des déclarations et un intérêt pour travailler avec les jeunes des Premières Nations. Mais je pense qu'il est important d'être honnête : nous n'avons pas vu les engagements en matière de financements ou d'investissements », a souligné, pour sa part, Niki Ashton.

La députée néo-démocrate a ajouté que ces suicides ne sont pas surprenants parce qu'ils ont eu lieu dans une communauté qui manque désespérément de ressources pour les jeunes.

Amber Muskego abonde dans le même sens en indiquant qu'il y a très peu de distractions pour les jeunes : en été, ils jouent au basketball, et en hiver il n'y a que le hockey.

Niki Ashton insiste sur le fait que la communauté a besoin d'un centre de crise, un endroit où les jeunes peuvent aller chercher de l'aide immédiatement. Elle indique qu'il faut aussi des centres où les enfants et les adolescents peuvent aller pour avoir du plaisir et discuter entre eux.

« Amber Muskego demande des équipements de base qu'on retrouve dans les communautés hors réserve, a déclaré Niki Ashton. Malheureusement, ce n'est pas le cas dans les réserves. Je pense qu'on doit être très clair sur le fait que c'est lié au manque de financement provenant du fédéral auquel font face les Premières Nations. »

Environ 8000 personnes vivent dans la réserve, où le taux de chômage culmine à 80 %.

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