Trouver son âme soeur dans le bottin téléphonique

Cari et Tomas Yudai Cari et Tomas Yudai s'apprêtent à célébrer leur 47e anniversaire de mariage, entourés de leurs enfants et de leurs petits-enfants.  Photo :  CBC

Pour Tomas Yudai, c'est un heureux hasard qui lui a permis de rencontrer l'amour de sa vie.

En novembre 1967, l'homme d'origine philippine s'est retrouvé à Winnipeg, loin de sa famille et de ses amis. C'est alors qu'il a eu l'idée de prendre le bottin téléphonique et d'appeler les personnes qui avaient un nom de famille philippin.

« Quand j'appelais les gens, je ne me cherchais pas une épouse! » dit Tomas Yudai.

Après quelques échecs - les premières personnes auxquelles il a téléphoné étant finalement d'origine portugaise -, il tombe sur une Philippine bien sympathique.

« Elle m'a dit : "J'organise une fête chez moi ce soir, viens faire un tour!" se souvient-il. Je l'ai remerciée et j'ai pris son adresse. »

Par contre, Tomas avait oublié de lui demander à quelle heure la fête débutait. Il s'est donc pointé chez la mystérieuse dame à 18 h. « Il n'y avait pas encore de fête. Soudainement, Cari est sortie de la salle de bains en serviette et c'est comme ça que nous nous sommes rencontrés. »

Tomas s'est retrouvé en plein milieu d'une fête à laquelle assistaient des infirmières et des médecins du Centre des sciences de la santé.

« Il flirtait avec toutes les infirmières », se souvient Cari, qui sortait à l'époque avec un médecin.

Tomas et Cari en 1967 Tomas et Cari en 1967  Photo :  Tomas et Cari Yudai

Tomas et Cari ont toutefois gardé contact et sont devenus amis, mais il était clair que ce n'était que le début d'un lien plus profond.

« Il était beau », avoue Cari avec un sourire en coin.

Le 26 décembre 1967, ils ont partagé leur premier baiser. « Dans ce temps-là, il y avait 25 Philippines pour chaque Philippin à Winnipeg, raconte Cari Yudai. Alors je l'ai embrassé, et c'est tout. »

Cinq décennies plus tard, Tomas et Cari Yudai s'apprêtent à célébrer leur 47e anniversaire de mariage, entourés de leurs enfants et de leurs petits-enfants.

Lorsqu'on leur demande s'ils sont encore meilleurs amis, Tomas répond « parfois » d'un air taquin.

Selon un reportage de Teaghan Beaudette

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