Le DG de la DSFM passera le flambeau à la fin de l'année

Le conseil des commissaires de la Division scolaire franco-manitobaine est réuni en séance ordinaire le 30 janvier 2013, à Lorette, au Manitoba. Durant la réunion du conseil des commissaires de la DSFM mercredi soir, Denis Ferré a annoncé son départ à la retraite, effectif le 31 décembre prochain.

Denis Ferré a annoncé mercredi soir qu'il partirait à la retraite le 31 décembre prochain et quitterait ainsi la direction générale de la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM).

Nommé en 2008, il avait pourtant eté reconduit, il y a un an, à son poste de directeur général jusqu'en 2016.

M. Ferré a annoncé son départ au conseil des commissaires durant une réunion ordinaire. Après plus de 35 ans dans le monde de l'éducation, il a affirmé vouloir prendre plus de temps pour être près de sa famille et s'adonner à de vieilles passions, comme la musique.

Il s'attend toutefois à une dernière année chargée. « Il y a la question de la petite enfance et de la prématernelle à quatre ans. J'aimerais mener à bonne fin certains projets là-dedans. Ça ne sera pas complété, mais au moins c'est bien parti », a-t-il indiqué.

« Du côté de l'immobilisation, [nous avons de] grands projets devant nous. L'école Thompson, l'école Taché, des garderies en marche. On espère les annoncer officiellement prochainement. On n'est pas encore là, il faut les autorisations, mais ce sont des projets que je compte mener à bonne fin. » — Denis Ferré

L'organisation chapeautant les écoles francophones du Manitoba a obtenu les devis et plans architecturaux pour son projet d'école à Thompson, dans le nord de la province. Le conseil municipal de Thompson devrait aborder la question de la vente du terrain lors de sa réunion la semaine prochaine.

Consultations auprès des parents

D'autre part, la DSFM entamera en février deux processus de consultation auprès de la population.

Le premier servira à déterminer si la structure de direction des écoles primaire et secondaire de Notre-Dame de Lourdes doit être conservée. Après le départ de l'ancienne directrice de l'école primaire, l'administration avait nommé une direction par intérim pour les deux écoles.

Le deuxième processus concernant la possibilité, pour les élèves de Ste-Agathe, de poursuivre leur cheminement scolaire jusqu'à la douzième année dans leur école locale. « C'est de savoir si l'école doit rester une école "maternelle à 9e, ou 8année", ou si elle doit aller jusqu'en 12année », a expliqué le président de la commission, Bernard Lesage. 

La DSFM espère obtenir les résultats de ces consultations avant le mois d'avril, dans l'espoir de pouvoir prendre les décisions à temps pour la rentrée 2013.

Suite d'un programme de formation de dirigeants d'école haïtiens

Par ailleurs, la DSFM poursuit son projet en trois volets de coopération internationale en Haïti, en partenariat avec l'Université de Saint-Boniface (USB).

La première étape du projet qu'a lancé l'Université consistait à instaurer un programme de maîtrise pour les étudiants en gestion d'établissements scolaires en Haïti, au Centre de recherche et de formation en sciences de l'éducation et d'intervention psychologique (CREFI). En mars 2012, le coordonnateur du projet et professeur à l'USB Jules Rocque, ainsi qu'une collègue, ont livré une première série de cours dans le pays des Caraïbes.

Jean-Élie Larrieux, président du CREFI, en Haïti Jean-Élie Larrieux, président du CREFI, en Haïti

Le mois suivant, le président et trois enseignants du CREFI ont suivi un cours à l'USB, sur la supervision et l'évaluation de personnel.

Pour la troisième étape du projet, une délégation partira en Haïti à la mi-février pour donner des ateliers de formation à des directeurs d'école. Un deuxième voyage est prévu en avril, avant qu'une délégation haïtienne de six personnes vienne au Manitoba en mai.

Ses membres seront en formation dans des établissements scolaires de la DSFM. Le coordonnateur du projet et professeur à l'Université de St-Boniface, Jules Rocque, parle « d'agents multiplicateurs de formation » pour désigner les dirigeants d'établissements qui seront formés et qui formeront d'autres personnes à leur tour.

Les partenaires sauront au mois de mars s'ils obtiendront, de la part du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada, une subvention de 200 000 $ pour 3 ans, afin de poursuivre le projet.