Le Canada est trop mou en matière de crimes sexuels, selon Theoren Fleury

Le compte-rendu de Sébastien St-François

L'ancien joueur de la Ligue nationale de hockey Theoren Fleury a choisi le système judiciaire canadien comme cible. Il affirme que les sanctions trop timides en matière d'agressions sexuelles font du Canada « un terrain de jeu pour les pédophiles ».

Fleury, qui a remporté la coupe Stanley et la médaille d'or olympique pendant sa carrière de hockeyeur, est aussi un militant de longue date pour les victimes d'agressions sexuelles. Il a lancé une nouvelle campagne où il exige qu'Ottawa renforce les peines pour les individus déclarés coupables d'agressions à l'endroit d'enfants.

Fleury, qui a été agressé par son entraîneur Graham James quand il jouait pour lui dans les années 80, a affirmé que le système judiciaire « victimise à nouveau » les victimes de violence sexuelle en étant trop clément à l'endroit des agresseurs.

Il milite pour l'adoption de peines minimales de 15 ans de prison pour chaque chef d'accusation d'agression sexuelle, à être purgées consécutivement. Il veut aussi que des sanctions soient imposées à quiconque omet de signaler des cas de violence sexuelle.

L'ancien joueur des Flames de Calgary espère sensibiliser les gens à sa cause en marchant de Toronto jusqu'à la Colline du Parlement à Ottawa, du 14 au 23 mai 2013. Il a baptisé cette initiative la « Victor Walk » (la marche du vainqueur).

En plus de faire pression sur le gouvernement, Fleury veut profiter de sa marche pour amasser des fonds pour des organismes qui viennent en aide aux « victimes, survivants et vainqueurs ».

« J'en ai assez des gens qui deviennent victimes une deuxième fois en raison du système et cela doit absolument s'arrêter », a déclaré Fleury, selon qui les actes de pédophilie sont « une épidémie ».

« Je crois que mon véritable héritage ne sera pas le hockey, mais ma lutte contre la violence sexuelle faite aux enfants », a-t-il dit.


Manitoba en direct Afficher le fil complet

Facebook