Étude sur l'exposition à des éléments cancérigènes en milieu de travail

Représentation de cellules cancéreuses Représentation de cellules cancéreuses  Photo :  iStockphoto

Pompiers et autres travailleurs exposés à des matières liées au cancer surveilleront les résultats d'une étude sur l'exposition professionnelle à 44 carcinogènes connus ou présumés.

La Société canadienne du cancer a accordé un million de dollars pour le financement d'une étude qui doit quantifier pour la première fois le nombre de nouveaux cas de cancer et de morts liés à cette maladie qui peut être attribué au milieu de travail.

L'étude doit aussi mesurer l'impact économique de ces cancers.

Parmi les 44 sources d'exposition professionnelle à l'étude, on compte des métaux tels que le chrome, le nickel et l'arsenic, des produits chimiques industriels comme le benzène et d'autres facteurs comme l'exposition au soleil, l'amiante, la peinture, les fumées de diesel et le travail par quarts.

Le président de la section locale du syndicat représentant les pompiers de la Ville de Winnipeg souligne que ses collègues savent depuis longtemps l'existence d'un lien entre leur milieu de travail et le cancer.

« Les substances cancérogènes avec lesquelles les gens doivent composer quotidiennement sont probablement 100 fois plus néfastes que la fumée secondaire, alors je crois que la société commence à voir le danger », estime Alex Forrest.

Pour sa part, le directeur des installations d'Hydro Manitoba applaudit l'objectif de l'étude de quantifier l'absentéisme et les coûts médicaux.

Tom Akerstream explique que le nouveau siège social de la société d'État au centre-ville de Winnipeg a un faible niveau de composés organiques volatils. Les fonctions de chauffage et de refroidissement sont gérées par un système différent de celui de la ventilation, afin d'éviter la recirculation de l'air.

« Nous avons définitivement noté une diminution marquée de l'absentéisme chez les personnes qui travaillent dans cet édifice », soutient-il.

L'étude de quatre ans que mènera l'équipe de scientifiques d'un peu partout au pays sera dirigée par le Dr Paul Demers, directeur du Centre de recherche sur le cancer professionnel d'Action Cancer Ontario.