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Nombreuses réactions au rejet du projet de développement du mont Orford
Mise à jour le jeudi 24 mars 2005, 17 h 06 .


Le rejet du projet du développement du mont Orford dans sa forme actuelle suscite de multiples réactions dans la région de Magog-Orford.

Les écologistes crient victoire, mais les gens d'affaires de la région, qui s'étaient rangés derrière Mont-Orford Inc, sont déçus. De son côté, le président-directeur général de la firme, André L'Espérance, n'a pas encore fait connaître ses intentions.

Le rapport du BAPE, rendu public mercredi, a conclu que le projet de Mont-Orford Inc. compromettait l'intégrité écologique du parc national. Prenant acte d'une des recommandations, le ministre de l'Environnement du Québec, Thomas Mulcair, a annoncé qu'il présiderait un comité appelé à trouver une alternative au projet.

Gisèle Lacasse-Benoît s'est fortement opposé au projet (archives)
Le projet de 25 millions de dollars soumis par Mont-Orford Inc. prévoyait la construction de 1400 résidences en copropriété au pied des pentes, au terme d'un échange entre la firme et le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.

Pour les opposants, qui craignaient la construction d'un mini mont Tremblant, les conclusions des commissaires du BAPE sont une grande victoire.

« Ils ont reconnu que, fondamentalement, cet échange de terrain et la construction des unités porteraient atteinte à l'intégrité du parc national. Deuxièmement, ils ont reconnu qu'il y avait une incertitude quant aux terrains échangés. Troisièment, que l'inventaire biophysique n'était que partiel. Quatrièment, qu'il n'y a pas eu d'évaluation environnementale sur le projet. Ce sont tous les arguments des écologistes! », dit Gisèle Lacasse-Benoit, du groupe de conservation du lac Memphrémagog.

La communauté d'affaires est déçue
Du côté de la communauté d'affaires, la tournure des évènements déçoit. Le projet était accueilli comme un moyen de mousser les revenus des commerçants toute l'année, et non plus seulement pendant l'hiver.

« C'est encore du temps et encore beaucoup d'énergie. Je pense que, comme région, on avait tous les éléments en place pour faire en sorte que ce projet se fasse en harmonie avec le milieu », souligne le président de Tourisme Cantons de l'Est, Jacques Robidas.

Le président de la Chambre de commerce et d'industrie de Magog-Orford, Pierre Lefebvre, ne jette pas l'éponge pour autant. « La Chambre de commerce va travailler main dans la main avec le promoteur pour ce qui est du comité d'harmonisation. Je pense que c'est rendu dans les mains du ministre de travailler avec le promoteur pour trouver des solutions », dit-il.

Le maire de Magog n'abandonne pas la partie lui non plus. « Je reste positif à dire que le projet peut se faire. Maintenant, de quelle façon on pourra l'ajuster en fonction des recommandations, ça reste à évaluer », dit-il.

Reste à voir ce que dira André L'Espérance lui-même. À l'extérieur du pays, il n'a pas été en mesure de livrer ses impressions, mais il a déjà laissé entendre qu'il pourrait abandonner ses fonctions si le projet devait être rejeté. Les trois dernières années passées à préparer la relance de la montagne lui a déjà coûté plusieurs milliers de dollars.




Hyperliens
Le rapport du BAPE
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