André Le Coz : un photographe entre en scène

[Septembre 2007]

André Le Coz
La Télévision de Radio-Canada a réalisé un documentaire portant sur la vie et l'œuvre du photographe André Le Coz à l’occasion de l'exposition Viens voir les comédiens, qui présentait une rétrospective de ses oeuvres à la Galerie d'art du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke.

Pendant plus de 40 ans, André Le Coz a été photographe pour le théâtre, le ballet, l'opéra, la télévision et le cinéma. Il a notamment travaillé pour Radio-Canada comme photographe pour les dramatiques et les concerts, ainsi que pour les émissions jeunesse.

Les photographies d'Andrée Le Coz livrent l’attention complice du photographe aux interprètes et aux artistes qui ont marqué et qui marquent encore la vie culturelle d’ici. Par son travail, Le Coz a enrichi le patrimoine québécois de façon à la fois personnelle et spectaculaire.

Le documentaire André Le Coz, un photographe entre en scène immortalise les témoignages de ceux qui ont connu et aimé André Le Coz.

Invités : Jean Faucher, Daniel Kieffer, Andrée Lachapelle, Janine Le Coz, Albert Millaire, Monique Miller, Kim Yaroshevskaya.
Journaliste : Isabelle Lavigne
Caméraman-monteur : Jean-Luc Boutin


Première partie (13 min)
Deuxième partie (10 min)

Biographie d'André Le Coz


Franfreluche
Né à Paris en 1929, André Le Coz a émigré au Québec en 1952. Pendant 40 ans, il a été photographe à la Société Radio-Canada pour les dramatiques, les concerts et les émissions jeunesse. Vers la fin des années cinquante, il a aussi orienté sa carrière vers la photographie des arts d’interprétation. André Le Coz nous a quittés en 1998. Il vivait à Magog.

Le métier de photographe de plateau n’est pas nouveau. Il est apparu au cinéma aux alentours de la Première Guerre mondiale. André Le Coz n’était pas le seul au monde à faire ce travail de photographe de plateau. Mais au Québec, de son époque, il était pratiquement le seul.

Jean Duceppe
André Le Coz a d’abord été un photographe de l’instantané. Fixer l’instant, cela veut dire évidemment choisir la bonne pellicule, la bonne vitesse d’obturateur et travailler avec une lumière donnée. Mais cela veut surtout dire capter des regards, des gestes, des mouvements, des instants privilégiés. La photographie devient ici un document social. Elle donne vie aux faits, à la science, à la vie au quotidien. Cela suppose une coordination de l’œil, du corps et de l’esprit qui sait capter l’instant avec ses composantes plastiques et psychologiques pour que l’image ait le plus de signification possible.

Ainsi, le bon photographe qu’était Le Coz est devenu le meilleur
photographe de scène parce que le théâtre était son monde. Sa motivation
a toujours été de « saisir l’instant absolu qui traduit l’émotion d’une
situation, qu’elle soit tragique, comique ou spectaculaire ».

Sol et Gobelet
Le photographe est ce regard qui, à l’instar du spectateur, cherche dans un visage d’acteur le secret de la magie théâtrale. Mais lui, le photographe, ne peut se tromper. Car sans son cliché, cette magie ne survivra pas.

Le Service des archives de l’Université de Sherbrooke détient le Fonds André Le Coz d’une importance nationale. Plus de 120 000 négatifs, planches-contacts et épreuves montrent les comédiennes et les comédiens, les plateaux, les répétitions, les représentations, les costumes et les décors de 700 productions théâtrales, ballets et opéras présentés de 1954 à 1995.

André Le Coz est décédé le 1er février 1998 dans le Canton de Magog. Il avait 68 ans.


Fonds André Le Coz de l'Université de Sherbrooke