Une roche en plein pare-brise, rue Wellington Sud

La voiture de Céline Carbonneau a été la cible de vandales La voiture de Céline Carbonneau a été la cible de vandales  Photo :  ICI Estrie/Carl Marchand

Recevoir une roche en plein pare-brise : c'est la mauvaise surprise qu'a reçue Céline Carbonneau alors qu'elle circulait rue Wellington Sud, mardi après-midi.

Un texte de Carl MarchandTwitterCourriel

L'impact est survenu alors que son véhicule est passé sous le pont d'une voie ferrée désaffectée, près de la rue Élaine-C.-Poirier. 

« Je me suis dépêchée à arrêter, je suis sortie, j'ai regardé et j'ai vu une jeune fille. Quand elle m'a vue, j'ai crié. Elle a continué et est partie en courant », raconte-t-elle.

Céline Carbonneau et sa voiture qui a été la cible de vandales Céline Carbonneau et sa voiture vandalisée  Photo :  ICI Estrie/Carl Marchand

Plus de peur que de mal dans cette histoire. Mme Carbonneau s'en tire indemne, mais avec une visite forcée chez le réparateur de pare-brise. Une jeune femme a été interpellée par les policiers après l'incident. 

Pas la première fois 

L'événement n'est pas anecdotique, selon Yannick Paré, propriétaire d'un commerce surplombé par la voie ferrée, où plus aucun train ne passe depuis cinq ans. Mais, dit-il, les arrestations sont rarissimes.

Le commerce ASC de Sherbrooke a souvent ciblé par des vandales Le commerce ASC de Sherbrooke a souvent ciblé par des vandales  Photo :  ICI Estrie/Carl Marchand

« Dans le dernier mois, on a des pluies de roches tous les trois jours, déplore-t-il. On a déjà eu un divan, de grosses briques, des morceaux de fer, tout ce qui traîne. »

« Dans le temps des déménagements, c'est pire. Le stock est sur le bord du chemin et ils le ramassent. On a même déjà eu une roue de tracteur. » — Yannick Paré, commerçant
Le chemin de fer qui surpasse la rue Wellington Sud à Sherbrooke n'est plus utilisé Le chemin de fer qui surpasse la rue Wellington Sud à Sherbrooke n'est plus utilisé  Photo :  ICI Estrie/Carl Marchand

Le chemin de fer appartenait à l'ex-MMA, selon M. Paré. Le viaduc est très facile d'accès et ne compte aucun garde-fou sur l'un de ses côtés. Des jeunes s'amusent souvent à y courir sur les bordures, ajoute le commerçant, qui estime qu'un accident arrivera tôt ou tard. Ses appels à la compagnie sont tous restés lettre morte.

« J'ai déjà essayé d'appeler, mais oublie ça. Tu ne sais pas à qui tu parles, si t'es rendu au Québec ou en Amérique. Ce n'est pas une priorité si ici, tu tombes dans le vide. »

Yannick Paré tient dans ses mains plusieurs cartes de policiers venus constater des dégâts à son commerce Yannick Paré ne compte plus le nombre de visite des policiers à son commerce pour des actes de vandalisme  Photo :  ICI Estrie/Carl Marchand

Contre mauvaise fortune bon coeur, se disait malgré tout Céline Carbonneau, avant de partir pour faire réparer son pare-brise. L'incident lui a permis de revenir sur le lieu de quelques souvenirs. Le pont du train était le repaire des jeunes amoureux de l'époque de l'école secondaire.

« On ne venait pas pour tirer des roches. On venait pour s'embrasser ici. Me semble que c'était plus l'fun que tirer des roches », lance-t-elle en riant.

Céline Carbonneau Céline Carbonneau  Photo :  ICI Estrie/Carl Marchand

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