Un centre jeunesse ne doit pas devenir une prison assure la DPJ en Estrie

Centre jeunesse de l'Estrie Centre jeunesse de l'Estrie  Photo :  Martin Bilodeau/Radio-Canada Estrie

Restreindre les libertés n'est pas une solution pour limiter les fugues dans les centres jeunesse soutient la direction de la protection de la jeunesse en Estrie. Québec annonçait mardi vouloir revoir les mesures d'encadrement à la suite des nombreuses fugues survenues dans la région de Montréal et à Laval.

La proposition de certains parents qui souhaiteraient restreindre les déplacements et la liberté des jeunes dans ces établissements, n'est pas une solution selon la DPJ en Estrie.

« Au lieu de barrer les portes, moi j'ai toujours dit, ont doit accompagner ces jeunes-là sur comment ils vont gérer l'anxiété. » — André Trudel, directeur de la protection de la jeunesse en Estrie
Revoir l'encadrement dans les centres jeunesse : réaction en Estrie

En Estrie, la problématique se vit moins intensément

D'abord, le fait que le Centre Val-du-Lac soit éloigné de la zone urbaine, complique la vie des jeunes qui désireraient fuguer. « On n'a pas la même réalité. Il n'y a pas de gangs de rues organisés en Estrie. On a surtout un site beaucoup plus difficile d'accès. Les véhicules qui circulent sont plus facilement identifiables, ceux qui n'ont pas d'affaires sur le terrain sont interpellés rapidement » soutenait le directeur de la protection de la jeunesse en Estrie, André Trudel au micro de l'émission C'est pas trop tôt en Estrie mercredi matin.

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