6 millions $ pour la toxicomanie : une injustice clament des organismes communautaires de l'Estrie

Des organismes communautaires se disent ignorés par Québec

Le Regroupement des organismes communautaires de l'Estrie estime que Québec favorise des ressources privées en accordant six millions de dollars pour lutter contre la toxicomanie, au détriment du communautaire. 

En plus de se sentir abandonné, le Regroupement des organismes communautaires de l'Estrie (ROC Estrie) se dit lésé par le gouvernement. « Alors que les organismes se font dire que les coffres sont vides, Québec annonce qu'il accorde six millions de dollars à des centres de désintoxication, des entreprises privées, qui n'ont pas de comptes à rendre au gouvernement », fait valoir Claudelle Cyr, la directrice du Regroupement. 

« La ministre est-elle en train de nous dire que l'argent ira à celui qui crie le plus fort? » — Claudelle Cyr, directrice de Regroupement des organismes communautaires de l'Estrie

La directrice de la Villa Pierrot de Magog tient le même discours. Le gouvernement reconnaît son importance, dit-elle, mais ne lui accorde aucun financement pour l'instant.

« Est-ce qu'il faut pleurer, brailler, sortir nos mouchoirs, pour être reconnus? C'est pathétique comme processus. » — Lise Cadieux, directrice, Villa Pierrot

Le ROC déplore également le fait que les employés du milieu communautaire s'appauvrissent. Une étude menée en 2013 révèle que le salaire moyen au sein des organismes communautaires qui oeuvrent auprès des familles est de 21 000 $ par année. L'Estrie compte 195 organismes communautaires dont l'avenir financier demeure incertain.

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