Budget 2013-2014  déficit anticipé de 400 000 $ à l'Université de Sherbrooke

Geneviève Proulx
Radio-Canada
Budget 2013-2014 déficit anticipé de 400 000 $à l'Université de Sherbrooke

Malgré les compressions imposées à l'Université de Sherbrooke par le gouvernement du Québec, l'établissement estime être capable de préserver une croissance de ses ressources consacrées à l'enseignement et à la recherche. C'est la principale conclusion qui se dégage du budget 2013-2014 présenté mardi après-midi et adopté par le conseil d'administration lundi.

Le budget de fonctionnement 2013-2014 de l'Université de Sherbrooke prévoit des revenus de 389,7 millions de dollars (en hausse de 0,9 %) et des dépenses de
390,1 millions de dollars, ce qui représente un déficit anticipé de 400 000 $. Les compressions de 11,1 millions de dollars, imposées pour l'exercice 2013-2014, sont étalées jusqu'en 2021.

« Nous sommes parvenus à respecter les exigences gouvernementales,  a précisé la professeure Joanne Roch, vice-rectrice à l'administration. Malgré la diminution de nos dépenses, le budget de fonctionnement de nos facultés et instituts augmente de 2,1 % en 2013-2014, ce qui constitue un véritable tour de force. »

Ainsi, aucun poste ne sera aboli, mais les nouvelles embauches seront reportées. Des cours seront annulés et le nombre d'employés surnuméraires sera réduit. Les budgets de formation et de perfectionnement seront limités.

Les syndicats seront appelés à collaborer. « Nous souhaitons vivement arriver à une entente avec nos syndicats afin d'éviter des scénarios encore plus difficiles qui pourraient avoir des conséquences irréparables. Contrairement à d'autres universités où l'on procède actuellement à de nombreuses abolitions de postes, nous avons plutôt demandé à nos syndicats des assouplissements qui nous fourniront les marges de manœuvre nécessaires à l'atteinte de nos objectifs. On souhaite par exemple limiter les activités de perfectionnement et de formation continue ainsi que retarder des embauches au-delà de ce qui est normalement prescrit dans certaines conventions collectives. La collaboration est la voie à suivre pour protéger les intérêts supérieurs de l'institution et de la communauté universitaire », a expliqué le vice-recteur aux ressources humaines et à la vie étudiante, Martin Buteau.

Faits saillants

  • La subvention de fonctionnement versée par le ministère de l'Enseignement supérieur s'élèvera à 268,2 M$, soit 68,8 % des revenus de l'institution.
  • Les droits de scolarité versés par les étudiants seront en hausse de 2,6 % pour s'établir à 39,2 M$, ce qui correspond à 10 % des revenus de l'institution. Sur cette somme, 6 M$ serviront à financer le programme de prêts et bourses.
  • L'augmentation des coûts liés à la masse salariale s'établira à 8 M$ ; l'indexation afférente de la subvention de fonctionnement atteindra 3,4 M$.
  • Les deux vagues d'efforts demandés aux unités administratives de l'Université pour les exercices 2012-2013 et 2013-2014 totalisent 15 M$.

Réactions

Le Syndicat des professeurs craint un impact sur la charge de travail et de la qualité de l'enseignement.« Ça affecte la qualité de l'enseignement. Ce n'est pas toujours évident quand ça se manifeste. Ça amène un effet pernicieux à long terme », croit le président du Syndicat des professeurs de l'Université de Sherbrooke, Robert Tétreault.

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