Chiheb Esseghaier, l'un des hommes arrêtés pour complot terroriste au Canada, a étudié à l'Université de Sherbrooke

Arrestation de présumés terroristes

Chiheb Esseghaier, l'un des hommes arrêtés pour complot terroriste au Canada, a étudié à l'Université de Sherbrooke en 2008 et 2009.

La police canadienne et les services de renseignements ont arrêté, lundi, deux présumés terroristes, l'un à Montréal et l'autre à Toronto, qui seraient liés à Al-Qaïda.

Les présumés terroristes prévoyaient faire dérailler un train de passagers VIA dans la grande région de Toronto. La Ville de Montréal n'était pas visée, même si le principal suspect, Chiheb Esseghaier, y vivait et y travaillait depuis plusieurs années.

« Si le plan avait été mis à exécution, plusieurs innocents auraient été blessés ou tués », a déclaré lundi James Malizia, commissaire adjoint à la GRC, lors d'une conférence de presse à Toronto sur l'attentat déjoué.

Accusés de complot en vue de commettre un attentat terroriste et de complot pour attenter à la vie d'autrui sous la direction d'un groupe terroriste, M. Esseghaier, 30 ans, et Raed Jaser, 35 ans, devraient comparaître en Cour à Toronto, mardi. Ils risquent tous deux la prison à perpétuité

Les deux hommes ne sont pas des citoyens canadiens. Chiheb Esseghaier a étudié à l'Université de Sherbrooke en 2008-2009, a confirmé à Radio-Canada l'agent Éric Gass de la GRC. 

Liés à des éléments d'Al-Qaïda

Les suspects recevaient par ailleurs des « directions et des informations » de certains éléments d'Al-Qaïda en Iran, a précisé la GRC. Cependant, rien ne suggère qu'ils aient été commandités par l'Iran, a-t-elle ajouté.

En point de presse, la GRC a également indiqué que l'attentat était à l'étape de planification, mais qu'il n'était pas imminent.

Une force spéciale internationale a permis de suivre les suspects pendant plus d'un an et de procéder à leur arrestation lundi. La force spéciale internationale comprend la Gendarmerie royale du Canada (GRC), des unités antiterroristes américaines, le FBI, le département de la Sécurité nationale américaine de même que des corps de police provinciaux et municipaux du Québec et de l'Ontario.

Les sources de CBC soutiennent que le complot ourdi était plus important que le groupe des 18 présumés terroristes de Toronto. Les présumés terroristes arrêtés n'auraient aucun lien avec l'attentat de Boston ou avec les actes terroristes commis par deux Canadiens en Algérie.

Pour le ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, cet attentat déjoué démontre que le terrorisme demeure une menace pour le Canada. « Nous ne tolérerons pas les activités terroristes au Canada et nous ne nous laisserons pas utiliser comme refuge par ceux qui soutiennent les activités terroristes. », a-t-il affirmé lors d'un bref point de presse lundi.

Dans un bref courriel envoyé à Radio-Canada, la société VIA déclare qu'elle a collaboré avec les autorités et que la sécurité du public canadien « n'a pas été compromise ».

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Terrorisme : des cas canadiens

  • Projet Samosa : Misbahuddin Ahmed, Hiva Alizadeh et Sher Khurram ont été accusés en août 2010 d'avoir pris part à un complot terroriste à Ottawa.
  • Complot terroriste à Toronto : Parmi les 18 personnes arrêtées en 2006, sept ont plaidé coupables, et quatre ont été condamnées. Les accusations portées contre les sept autres ont été suspendues ou abandonnées.
  • Saïd Namouh : L'homme d'origine marocaine arrêté à Maskinongé en 2007 et reconnu coupable d'une série d'accusations liées au terrorisme a été condamné à la prison à vie en 2010.
  • Momin Khawaja : Arrêté en 2004, il a été la première personne accusée en vertu de la Loi antiterroriste. Condamné à 10 ans et demi de prison, l'Ontarien a été reconnu coupable d'avoir financé et facilité le terrorisme ainsi que d'avoir fabriqué un détonateur en vue de déclencher une explosion.

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