Printemps érable : les professeurs du Cégep de Sherbrooke mettront de la pression

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Les enseignants des cégeps du Québec craignent que le gouvernement ne verse pas la totalité des 31 millions de dollars prévus pour ajouter des enseignants en vue du rattrapage scolaire dans les collèges touchés par la grève étudiante.

La Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ) soutient que le gouvernement n'a versé, à l'heure actuelle, que la moitié de cette somme. Selon la Fédération, le gouvernement veut augmenter la charge de travail des professeurs, et ce, sans compensation.

Les représentants des 46 syndicats de cégeps, affiliés à la FNEEQ, se réuniront jeudi, à Montréal, pour faire le point sur la situation.

Du côté de Sherbrooke

Pour le Cégep de Sherbrooke, des frais supplémentaires d'environ 60 000 $ ont été encourus par la grève du printemps dernier.

« Ce qui peut se produire, comme les salaires des enseignants ont déjà été payés, il n'y a pas de problème là, mais il y aura moins d'argent dans la caisse du Cégep, les budgets seront donc coupés pour d'autres services. Ils peuvent aussi augmenter le nombre d'élèves par classe effets sur les étudiants, afin d'empêcher moins d'enseignants ce qui pourra avoir un impact sur la qualité du travail pédagogique », soutient le président du Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS), Steve McKay.

Bien que la grève soit écartée comme moyen de pression, le boycottage du Sommet sur l'enseignement supérieur est envisagé. Les membres du SPECS seront réunis en assemblée générale le 12 février à ce sujet.

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