Débat autour de la création d'un ordre professionnel pour les massothérapeutes

Le reportage de Kim Vermette

Un reportage diffusé à l'émission La Facture où il était démontré que les séances de massage érotique sont en partie remboursables par les assurances de soins de santé a relancé le débat sur la pertinence de créer un ordre professionnel pour encadrer les massothérapeutes.

Selon ce que Radio-Canada a appris, après la séance, des propriétaires de salons remettaient à leurs clients des reçus à des fins d'assurances, même s'il s'agit de prostitution et non de massothérapie. C'est donc l'ensemble des cotisants qui paient pour ces services sexuels.

Les assureurs sont pleinement conscients de ce fléau. La situation présente plus de problèmes au Québec, puisque la profession de massothérapeute n'est pas réglementée, contrairement à l'Ontario.

La Fédération des massothérapeutes du Québec (FQM) croit que la mise sur pied d'un ordre professionnel pourrait régler la situation, ce que rejette l'Association professionnelle des massothérapeutes spécialisés du Québec (APMSQ) qui compte plus de 6000 membres au Québec.

« La création d'un ordre viendrait faire le ménage en massothérapie. Chacun peut prétendre faire les choses correctement, mais en réalité, je vous dirais que seul un ordre professionnel indépendant aurait comme rôle de protéger le public », croit la présidente de la FQM, Sylvie Bédard

La présidente de l'APMSQ, Danielle Kenney, n'est pas cet avis. Le Québec compte actuellement une trentaine d'associations de massothérapeutes. Les regrouper sous une même association serait, selon elle, une meilleure solution.

« Encadrer la profession ne doit pas nécessairement passer par un ordre professionnel parce qu'on sait que ça amène des coûts supplémentaires pour les contribuables », soutient-elle.

l'APMSQ a mis sur pied, en 2010, Massothérapie Québec. Pour être membre, il faut un minimum de 1000 heures de formation.