Explosion chez Neptune : l'une des victimes venait d'arriver au Québec

Entrevue avec le maire de Sherbrooke
Neptune Technologie : sécurisation des lieux

Radio-Canada Estrie a appris que l'une des deux personnes qui ont perdu la vie dans l'explosion survenue chez Neptune Technologies jeudi est un homme de 30 ans d'origine cubaine.

L'homme, un chimiste, est arrivé au Québec en septembre. Il avait immigré au Québec à titre de scientifique. Il oeuvrait chez Neptune Technologies comme opérateur.

Il a été possible d'apprendre qu'une collecte de fonds s'organise afin d'aider la famille pour l'organisation des funérailles. Pour l'instant, ses proches ne savent pas si le corps sera rapatrié à Cuba ou si le défunt sera enterré au Québec.

En ce qui concerne l'identité de l'autre victime de l'explosion, elle est toujours inconnue. Selon le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier, l'identification du corps n'est pas terminée.

Bilan de santé des blessés

Des quatre travailleurs qui ont été transférés au Centre des grands brûlés de l'Hôtel-Dieu de Montréal, à la suite d'une explosion à l'entreprise Neptune Technologies de Sherbrooke, un homme de 42 ans est dans un état particulièrement critique. Les prochaines heures sont déterminantes : il est brûlé sur près de 90 % du corps.

L'état des trois autres blessés est stable et on ne craint pas pour leur vie. On évalue que leurs brûlures couvrent entre 12 % et 20 % de leur corps. Ils ont respiré des vapeurs chaudes et présentent des brûlures par inhalation, ce qui nécessite une prise en charge aux soins intensifs. Ils sont présentement placés dans un coma artificiel et sont sous respirateur artificiel.

La conférence de presse au CHUS La conférence de presse au CHUS

Des 19 blessés qui se sont présentés dans les deux urgences du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), seuls deux y sont toujours hospitalisés. Ils sont dans un état stable, mais présentent des symptômes de choc post-traumatique importants.

Ils souffrent de brûlures légères et d'autres problèmes comme des fractures. Il s'agit d'un homme et d'une femme, dans la quarantaine. La femme avait été retrouvée sous les décombres de l'usine en fin d'après-midi.

Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, a tenu à offrir son soutien aux employés et aux familles des personnes touchées par l'explosion.

« Nos premières pensées vont aux victimes et à l'ensemble des personnes éprouvées. Nous leur offrons un appui inconditionnel. Nous sommes derrière eux. » — Le maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny

Le maire a aussi rendu hommage aux intervenants qui ont oeuvré à tous les niveaux au cours de la journée de jeudi. « Oui, il y a eu des pertes, mais nous étions bien préparés. Tous les services ont été bien rendus, bien effectués », a souligné M. Sévigny.

En visite à Sherbrooke, la première ministre du Québec, Pauline Marois a aussi offert son support aux gens éprouvés. « C'est difficile pour les femmes, les conjoints, les enfants. C'est profondément triste pour ces gens et pour l'entreprise elle-même. J'espère qu'on identifiera les causes de cet événement et que cette entreprise pourra s'en relever et les familles s'en consoler », a-t-elle dit, tout juste avant une rencontre avec le maire Sévigny.

Les travaux reprennent

Présentement, plusieurs équipes sont sur place pour tenter de sécuriser les lieux. « Nous sommes à l'étape du contrôle du ruissellement. Nous voulons aussi enlever l'acétone des réservoirs qu'il y a sur place avant de procéder à la démolition de la structure qui est très instable pour le moment », a précisé le porte-parole du Service des incendies de Sherbrooke, Serge Collin.

Les travaux ont pu reprendre vers 16 h 30, vendredi, pour permettre aux camions-citernes d'accéder aux deux barils d'acétone pour en extraire le contenu. Ces réservoirs contiennent 35 000 litres d'acétone.

Ensuite, les spécialistes s'attaqueront aux huit réservoirs qui se retrouvent sous les décombres et qui peuvent contenir un maximum de 27 000 litres d'acétone.

Les travaux pourraient prendre plusieurs heures, voire quelques jours.

Toute la journée, de nombreuses personnes sont venues constater les dégats. L'émotion et la stupeur pouvaient se lire sur de nombreux visages.

Les drapeaux de l'hôtel de ville de Sherbrooke ont été mis en berne en hommage aux victimes de l'explosion chez Neptune Technologies.  Photo :  Geneviève Proulx

Les drapeaux de l'hôtel de ville de Sherbrooke sont présentement en berne, en soutien aux victimes de la tragique explosion.

C'est un réservoir d'acétone qui aurait explosé jeudi. On estime la quantité de ce solvant à 15 000 litres. Des gaz toxiques se sont dégagés de l'épaisse colonne de fumée, visible à des kilomètres à la ronde, s'échappant du brasier.

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