Pascal Bérubé invite les partis d'opposition à « cesser la division »

Le député Pascal Bérubé Le député Pascal Bérubé.  Photo :  PC/Jacques Boissinot

Les membres du Parti québécois, réunis en conseil national cette fin de semaine à Trois-Rivières, ont traité de deux priorités selon Pascal Bérubé : l'économie et l'union des forces indépendantistes. L'opération vise à « se rassembler autour d'une formation politique qui peut défaire le gouvernement. »

Le député de Matane Matapédia, Pascal Bérubé, se réjouit que son chef, Pierre-Karl Péladeau, ait tendu une perche aux autres partis d'opposition durant la fin de semaine. Selon lui, le Parti québécois demeure la seule formation politique qui peut empêcher la réélection des libéraux.

« Je pense que c'est pas ce que les Québécois souhaitent, alors il faut s'unir autour d'une formation politique qui peut défaire ce gouvernement, soutient-il. Si on continue de se diviser, dans les comtés francophones, entre le Parti québécois, la Coallition Avenir Québec et Québec solidaire, les libéraux seront toujours au pouvoir. »

« Il y a un message clair de cesser la division et le Parti québécois est capable de parler à la fois d'économie comme le souhaite la CAQ, et de valeurs sociales importantes, comme c'est le cas pour Québec solidaire.  » — Pascal Bérubé, député du Parti québécois, Matane Matapédia

Pascal Bérubé est l'un de ceux qui ont milité pour l'ouverture à la modification du mode de scrutin et pour l'union des forces indépendantistes. Il constate que malgré les signaux envoyés aux deux chefs de Québec solidaire au cours des dernières semaines, le rapprochement n'est pas facile. Il souhaite que les militants solidaires entendent le message péquiste.

« Je les invite à réfléchir à la question suivante : est-ce qu'on souhaite que les libéraux, qui seront là jusqu'en 2018, soient ensuite là jusqu'en 2022? Est-ce que c'est ça qui va faire avancer les valeurs sociales au Québec? Est-ce que c'est ça que Québec solidaire souhaite? Si ce n'est pas le cas, je pense qu'on a avantage à travailler ensemble », dit-il.

Un mode scrutin proportionnel tiendrait davantage compte des « sensibilités politiques », un geste important selon lui. 

En décembre dernier, Amir Khadir avait expliqué que le système uninominal à un tour actuel était la principale entrave aux alliances. M. Khadir avait alors invité le Parti québécois (PQ) à renouer avec son engagement pour la proportionnelle, qui est passé à la trappe dans le dernier programme politique péquiste.

D'après les informations de Richard Lavoie

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