Le prix du boeuf sera à la baisse en 2016 selon les producteurs du Québec

Le prix du boeuf sera à la baisse en 2016 selon les producteurs du Québec

Les producteurs de bovins du Québec prévoient que le prix de vente de leurs animaux sera à la baisse en 2016 ce qui devrait se traduire, pour le consommateur, par une diminution du prix du boeuf dans les épiceries.

Le sujet a été au coeur de la 42e assemblée générale annuelle du Syndicat des producteurs de bovins du Bas-Saint-Laurent.

L'agroéconomiste Ann Fornasier, de la Fédération des producteurs de bovins du Québec, a expliqué que c'est l'augmentation de la production de boeuf aux États-Unis qui fera chuter les prix pour les producteurs et, dans une moindre mesure, pour les consommateurs.

Ann Fornasier, agroéconomiste, Fédération des producteurs de bovins du Québec Ann Fornasier, agroéconomiste, Fédération des producteurs de bovins du Québec  Photo :  ICI Radio-Canada

« Ce n'est jamais direct ce qui se passe [entre le producteur et le consommateur]. On se souvient, quand les producteurs ont été pris avec des problèmes importants en 2003 et que leur prix a chuté de 50%, le consommateur n'a pas vu sa facture être réduite de 50%. Le détaillant joue toujours un peu le rôle de tampon dans tout ça. », mentionne Ann Fornasier.

Le président du Syndicat des producteurs de bovins du Bas-Saint-Laurent, Jacques Fortin, se désole de cette baisse appréhendée du prix du boeuf. Il estime que ses membres devront s'ajuster à cette nouvelle réalité, eux qui ont eu à peine le temps de profiter de la hausse des prix des deux dernières années.

Jacques Fortin, président, Syndicat des producteurs de bovins du Bas-Saint-Laurent Jacques Fortin, président, Syndicat des producteurs de bovins du Bas-Saint-Laurent  Photo :  ICI Radio-Canada

« On est inquiet de voir la baisse se poursuivre. On espère qu'on ne se retrouvera pas à des niveaux de prix qu'on a connus il y a deux ans. Ce serait dramatique.  Depuis trois mois, la baisse est entamée et on espère que la sécurité du revenu sera au rendez-vous », affirme Jacques Fortin.

Monsieur Fortin estime qu'il est de plus en plus difficile de convaincre des jeunes de s'engager dans cette production agricole en raison de l'absence d'une garantie d'un revenu décent.

D'après les informations de Denis Leduc