Motel Le Beach en faillite

Motel Le Beach, à Matane Motel Le Beach, à Matane  Photo :  Ici.Radio-Canada.ca

Les propriétaires du motel Le Beach, près du quai de Matane, ont discrètement mis la clef sous la porte en décembre dernier. Construit dans les années 1940, le motel situé près du quai de Matane était une véritable institution à Matane-sur-Mer.

Un texte de Joane BérubéTwitterCourriel

Pour continuer les opérations, les propriétaires devaient investir près d'un demi-million pour des travaux exigés par la Régie du bâtiment. Ils ont préféré fermer. Les revenus ne justifiaient pas un tel investissement, explique la copropriétaire Martine Gauthier.

De plus, l'établissement venait tout juste de subir d'importantes rénovations. Les tapis, les fenêtres avaient été changés. Les murs avaient été repeints et la toiture refaite. Dix-sept personnes ont perdu leur emploi.

Une autre vocation?

Motel Le Beach Motel Le Beach  Photo :  Ici.Radio-Canada.ca

Selon Mme Gauthier, c'est la plainte d'un citoyen qui est à l'origine de tous ces déboires. Cette plainte, raconte-t-elle, a entraîné la visite des pompiers puis celles des inspecteurs de la Régie du bâtiment. On a reçu une lettre avec la liste des travaux, nous avions trois mois pour les faire, poursuit la dame.

Le porte-parole de la Régie, Sylvain Lamothe, confirme que l'intervention a été demandée par les pompiers pour des raisons de sécurité. « On parle notamment d'affiches de sortie de secours non fonctionnelles, d'installation de mécanisme de fermeture automatique, rendre conforme le mécanisme de verrouillage des portes d'issue, ce sont des éléments assez simples », précise Sylvain Lamothe.

La situation de la famille complique aussi les choses. C'est le père de Martine Gauthier, Roland Gauthier, qui a fait l'acquisition du motel au début des années 1980. « C'était son bébé », indique sa fille. L'homme étant maintenant décédé, c'est sa veuve qui a hérité du motel, mais cette dernière est maintenant malade. 

Outre la location de chambres, les propriétaires géraient un bar et un restaurant.

C'est le syndic de faillite, Roy, Métivier et Roberge qui s'occupe de la vente de l'immeuble. Outre le motel et ses dépendances, la famille vend aussi un terrain adjacent. Le syndic responsable du dossier, Éric Métivier, croit que l'ensemble peut constituer une bonne affaire.

Un acquéreur, dit-il, pourra aussi changer la vocation de l'établissement ce qui peut modifier les exigences de la Régie du bâtiment. « On ne se limite pas à un seul acquéreur. Nos visées sont larges », indique M. Métivier.

Selon le syndic, des groupes ont déjà manifesté leur intérêt. Les acheteurs potentiels ont jusqu'au 3 mars pour se manifester.

Avec la collaboration de Brigitte Dubé